Étiquette : 2015

Le Cas Alan Turing

Bande dessinée publiée aux éditions Les Arènes en 2015.


Homme d’exception, Alan Turing a su percer tous les codes secrets, sauf un seul : le sien.

couverture bd Le Cas Alan Turing

Londres, 1938. Les services secrets britanniques recrutent un jeune et brillant chercheur en mathématiques : Alan Turing.

Sa mission : déchiffrer les codes de l’Enigma, la machine qui permet de transmettre les instructions du Führer à ses troupes. Toutes les tentatives de décryptage ont échoué jusque-là.

C’est le plus grand défi de la vie d’Alan Turing. Un bras de fer scientifique inouï.
Dans le secret le plus total, il s’attelle à la tâche. Et réussit.

En cassant le code Enigma, Turing donne un avantage décisif aux Alliés et jette les bases de la révolution informatique.

Son succès aurait dû le mener au faîte de la gloire, mais il doit se cacher et rester dans l’ombre.

Dans l’Angleterre puritaine, son homosexualité est une marque d’infamie. La justice le condamne à la castration chimique. Le 7 juin 1954, c’est un homme seul et désespéré qui met fin à ses jours en croquant une pomme empoisonnée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Cas Alan Turing »

Dans « Le cas Alan Turing« , Arnaud Delalande et Éric Liberge nous offrent une plongée captivante dans la vie du mathématicien britannique, père fondateur de l’informatique moderne. L’œuvre, qui allie avec brio vulgarisation scientifique et récit biographique, est une réussite sur bien des aspects.

Le scénario, solide et bien construit, rend accessible la vie et les travaux complexes de Turing, sans pour autant tomber dans la simplification excessive. Delalande parvient à équilibrer habilement les aspects scientifiques et les aspects plus intimes de la vie de Turing, notamment sa persécution en raison de son homosexualité. Le récit, rythmé et prenant, tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page.

Les dessins d’Éric Liberge, quant à eux, sont plus clivants. On appréciera le style sombre et expressionniste de l’artiste, qui apporte une profondeur et une intensité au récit. Force est de constater que les dessins contribuent indéniablement à l’atmosphère particulière du récit.

extrait Le Cas Alan Turing

« Le cas Alan Turing » est une œuvre engagée, qui dénonce avec force les persécutions subies par Turing en raison de son homosexualité, et plus largement, l’intolérance et la discrimination. Le propos, fort et actuel, résonne particulièrement dans notre société contemporaine.

« Le cas Alan Turing » est une bande dessinée instructive et engagée, qui séduit par son scénario solide et son propos fort. Bien que les dessins puissent diviser, ils contribuent indéniablement à l’atmosphère particulière du récit.

Une œuvre à découvrir, donc, que l’on s’intéresse à la science, à l’histoire, ou simplement à la défense des droits humains.

En enfer avec Dante

Bande dessinée publiée en 2015 aux éditions Casterman.


D’après l’œuvre de Dante Alighieri composée en 1307 et 1321.

couverture bd En enfer avec Dante

La Divine Comédie de Dante revisitée avec… humour !

Dante, un hipster quadra en pleine crise existentielle, s égare dans une forêt symbole de l errance de l individu dans notre société de consommation.

Guidé par le poète antique Virgile (incarné ici en un chacal rouge), Dante traverse les 9 cercles de l enfer, faisant nombre de rencontres inattendues : Silvio Berlusconi (qui s y sent visiblement chez lui), Hitler et Pinochet mijotant dans un fleuve de sang, ou encore deux diablotins, qui tentent de remettre l énergie atomique au goût du jour…..


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « En enfer avec Dante »

Dans l’arène toujours fertile des adaptations graphiques, « En enfer avec Dante » de Michael Meier, paru chez Casterman, se démarque comme une œuvre qui transcende les frontières entre les classiques de la littérature et la modernité insouciante de la bande dessinée contemporaine.

L’audace de Meier réside dans son choix de plonger un Dante réinventé, incarnant le parfait hipster quadragénaire, dans les profondeurs flamboyantes d’un Enfer qui mélange habilement la trame de l’Alighieri original et un commentaire cinglant sur notre société actuelle.

Les figures historiques deviennent des compagnons d’infortune ou des démons sarcastiques dans les cercles de l’Enfer, Berlusconi y trouvant une aisance inquiétante, signe que l’histoire, même infernale, est un éternel recommencement.

Le trait de Meier, à la fois simple et expressif, avec ses teintes de rouge infernal et de noir abyssal, imprime un dynamisme qui rappelle celui d’un film d’animation. Cette esthétique contribue à une lecture fluide, qui, alliée à l’humour mordant et à l’action, rend cette bande dessinée rapidement consommable, mais durable dans son impact.

extrait bd En enfer avec Dante

L’ouvrage est un format à l’italienne, une référence subtile à l’œuvre de Dante. Chaque page est un festin visuel où l’on savoure la mise à jour d’un texte légendaire sans jamais se sentir accablé par son poids historique.

« En enfer avec Dante » est une recommandation enthousiaste pour ceux qui cherchent à revisiter un classique à travers le prisme de la culture pop, sans perdre de vue la portée philosophique et critique du texte d’origine.

Meier réussit avec brio à tisser le nouveau et l’ancien, prouvant une fois de plus que l’enfer, bien que peuplé de démons, peut être aussi un lieu de redécouverte jubilatoire.

Aléria 1975 – Tome 2 – Dernière sommation !

Album publié en 2015 aux éditions DCL


Résumé éditeur

Le 21 août 1975, menées par Edmond Simeoni, quelques dizaines d’hommes, armés de fusils de chasse, investissent une cave viticole située à Aleria, en Plaine Orientale (Corse).

Il s’agit de la cave Depeille, suspecté d’être mêlé à un scandale financier. Au petit matin, les employés sont mis à la porte sans violence et les militants investissent les lieux.

Ils taguent les murs, hissent des drapeaux corses, barricadent les fenêtres et convoquent la presse.

Dans la journée, des hommes et des femmes, venus de toute la Corse, grossissent les rangs des contestataires.

Le soir venu, le téléphone est coupé. Au moment où l’inquiétude s’installe, des hélicoptères de combat, un navire de guerre, des blindés, 1.200 gendarmes et C.R.S. font route vers Aleria.

Un drame est en train de se nouer…

Une bande dessinée scénarisée par Frédéric Bertocchini et dessinée par Michel Espinosa, réalisée à partir de nombreux témoignages collectés auprès de ceux qui ont fait « Aleria« , dont certains deviendront par la suite des cadres du F.L.N.C.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Aléria 1975 – Tome 2 – Dernière sommation ! »

Dans « Aléria – Tome 2 : Dernière sommation« , Frédéric Bertocchini orchestre avec adresse une plongée graphique au cœur d’une Corse écorchée par ses luttes.

Avec une acuité historique certaine, il tisse les fils d’un récit où le drame s’invite dans le militantisme passionné. Les traits expressifs de Michel Espinosa et la palette réaliste de Nuria Sayago transcendent les cases pour nous immerger dans l’atmosphère de l’époque, où la cave Depeille devient l’épicentre de contestations qui résonnent encore.

L’ouvrage, loin d’être un simple divertissement, s’érige en témoignage poignant des évènements d’Aléria en 1975, marquant un tournant décisif pour le nationalisme corse. Les auteurs s’appuient sur des témoignages vibrants pour dresser un portrait complexe de cette lutte, évitant ainsi l’écueil d’une glorification unilatérale. Le lecteur est convié à une réflexion plus profonde sur les mouvements sociaux et leur héritage, dans une œuvre qui conjugue avec brio pédagogie et émotion.

« Aléria 1975 – Tome 2 – Dernière sommation ! » est donc une fresque historique dessinée avec le souci de la fidélité, un cri graphique qui rend hommage aux voix d’hier, tout en interpellant les consciences d’aujourd’hui.

Une lecture indispensable pour qui s’intéresse à l’âme tourmentée de l’île de Beauté et à ses pages parfois méconnues de l’histoire française.



Lieu visité par la bd en Corse

Aléria

Les souliers rouges – Tome 2 – L’albinos

Album publié en 2015 aux éditions Grand Angle.


couverture bd Les souliers rouges - Tome 2 - L'albinos

L’Homme ne meurt pas.

Un jour, il cesse simplement de s’émerveiller.

Alors qu’ils subissent une fouille au corps pour trouver les meurtriers d’un soldat allemand, un coup de chance va sauver Georges et Jules.

Mais un attentat dans un village voisin plonge les occupants dans une véritable furie.

La riposte est sans limites. Dans ce vent de folie meurtrière, du haut de leur insouciance, les deux jeunes hommes décident malgré tout de se soustraire à la rafle organisée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les souliers rouges – Tome 2 – L’albinos »

Dans « Les souliers rouges – Tome 2 – L’albinos« , Gérard Cousseau et Damien Cuvillier nous convient à un voyage sombre et captivant au cœur de la France occupée.

Ce diptyque clôturant s’articule autour de la résilience humaine face à l’oppression, dans un village breton écrasé par le poids de la botte allemande. L’ouvrage se distingue par sa capacité à représenter l’horreur sans la glorifier, à travers une narration qui évite le spectaculaire pour se concentrer sur l’humain, dans sa simplicité et sa complexité.

Cousseau déploie une histoire où chaque geste quotidien, anodin à notre époque, est un acte de résistance qui risque de mener à la mort ou la torture. Le scénario, teinté de réalisme historique, se refuse aux rebondissements inattendus pour plutôt se pencher sur la tragédie inévitable de l’existence sous occupation.

extrait bd Les souliers rouges - Tome 2 - L'albinos

Cuvillier, avec son pinceau, transcende le scénario. Chaque planche est une œuvre où le beau côtoie le terrifiant, où la douceur des couleurs pastel contraste avec la dureté des événements dépeints.

Son trait réaliste, presque pictural, confère à la bande dessinée une dimension artistique qui renforce le poids émotionnel du récit. La couverture du tome, un soldat allemand éclairé d’une lumière d’outre-tombe, est en elle-même une métaphore visuelle puissante de la tension omniprésente.

En définitive, ce tome se lit d’une traite, la gorge nouée, soulignant l’espoir désespéré d’un monde meilleur. Si la tristesse est palpable, elle est aussi une invitation à ne pas oublier, à se souvenir pour ne pas répéter. Cet ouvrage n’est pas qu’une simple lecture; c’est une expérience qui interroge, émeut et reste gravée bien après sa conclusion.



Jacquou le Croquant

Bande dessinée publiée en 2015 aux éditions Glénat.


D’après le roman de Eugène Le Roy publié 1896.

Un symbole intemporel de la lutte contre les injustices

couverture bd Jacquou le Croquant

En 1815, Jacquou naît à Comberges, pauvre métairie dépendante du château de l’Herm. Son père, qui travaille pour le comte de Nansac, meurt au bagne, condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis.

En exil, sa mère succombe à son tour des suites d’une existence trop rude. À l’âge de neuf ans, Jacquou devient orphelin.

Seul au monde, il erre de village en village jusqu’à être recueilli par le curé de Fanlac. Grâce à lui, Jacquou s’en sortira, mais il n’oubliera jamais le sort de ses parents.

En grandissant, il apprendra à transformer son désir de vengeance en un combat contre les injustices et à faire payer le cynique comte de Nansac.

Dans la lignée de La Guerre des boutons et de Poil de carotte, Christophe Lemoine et Cécile entreprennent d’adapter un nouveau classique de la littérature française afin de le faire découvrir aux plus jeunes.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jacquou le Croquant »

Dans les méandres du Périgord du XIXe siècle, « Jacquou le Croquant » émerge comme une œuvre graphique remarquable qui porte la patte délicate et pourtant expressive de Cécile. L’adaptation par Christophe Lemoine et Cécile du roman d’Eugène Le Roy, bien que destinée à un public jeune, ne manque pas de susciter l’intérêt des adultes par son écho vibrant aux luttes sociales intemporelles.

L’album s’ouvre sur des paysages dessinés avec une tendresse presque tangible, où le trait rond et généreux de Cécile invite à l’empathie. La colorisation de Mariacristina Federico apporte une profondeur sensorielle aux pages, établissant des atmosphères qui oscillent entre la douceur des souvenirs et la rugosité des injustices sociales.

extrait bd Jacquou le Croquant

Cependant, cette douceur visuelle contraste par moments avec la rudesse des événements narrés, créant un décalage presque poétique qui pourrait déconcerter le lecteur en quête de cohérence stylistique.

Le scénario de Lemoine fait preuve d’une fidélité louable à l’œuvre originale tout en l’adaptant avec sensibilité pour un lectorat moderne. La quête de justice de Jacquou est présentée non pas comme une vendetta personnelle, mais comme un élan vers l’équité, un thème universel qui résonne encore aujourd’hui. Cette transposition d’une lutte historique en une forme accessible aux jeunes générations est l’une des forces majeures de cette adaptation.

« Jacquou le Croquant » est une œuvre qui mérite l’attention pour son traitement graphique et narratif des thèmes de la justice et de la résilience. L’ensemble forme une bande dessinée chaleureuse et engageante, reflet d’une époque révolue mais dont les échos résonnent encore dans notre conscience collective.

L’atlas(ig) de bretagne

Bande dessinée « L’atlas(ig) de bretagne » publiée en 2015 aux éditions Beluga.


Un bel atlas pour toute la famille !

À travers son regard d’illustrateur bédéiste passionné par sa région natale, Fañch Juteau offre un atlas tout à fait original et inédit de la Bretagne.

15 cartes illustrées à thèmes, parmi lesquels : la faune et la flore, la gastronomie, les costumes, l’histoire, la musique, la danse…

Chaque élément illustré est repris et expliqué via des synthèses simples et sérieuses, ludiques (parfois humoristiques!) et accessibles à tous.

Un travail hors-norme de composition, d’illustration et de documentation par un autodidacte de talent, qui séduira les petits comme les plus grands !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’atlas(ig) de bretagne »

La bd n’a pas été lue. Un avis sera posté dès que ce sera le cas.

Don Quichotte (Davis) – Suite et fin

Album « Don Quichotte » publiée en 2015 aux éditions Warum.


Adapté de l’œuvre de Miguel de Cervantes parue en 1605.

couverture bd Don Quichotte (Davis) - Suite et fin

Neuf ans après les premières aventures de Don Quichotte, un malotru ose écrire une suite pirate dans le dos de Cervantes.

Cervantes relance alors son héros sur les routes pour défendre l’honneur du Chevalier à la triste figure, qui devient désormais le Chevalier des Lions.

Hélas… Entre-temps, tout le monde a lu ses aventures.

Le chevalier et son fidèle Sancho vont faire les frais de leur célébrité.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Don Quichotte (Davis) – Suite et fin »

« Don Quichotte – Suite et fin » de Rob Davis se distingue comme une œuvre d’une ingéniosité rare, un hommage vibrant et espiègle au monumental roman de Miguel de Cervantes. Avec une plume qui danse entre respect et audace, Davis redessine le portrait du chevalier à la triste figure, offrant ainsi un nouveau visage à ses mésaventures intemporelles.

Cette bande dessinée n’est pas simplement une réinterprétation visuelle du texte classique, mais une conversation entre deux époques. Davis nous convie à un bal masqué où les personnages, armés de leurs anachronismes, se moquent ouvertement de la frontière entre le passé et le présent.

Le Don, figure quasi-donquichottesque du rêveur obstiné, est cette fois-ci confronté à la réalité d’un monde qui a non seulement lu, mais aussi jugé ses péripéties. Cette méta-narration s’inscrit habilement dans le paysage graphique, conférant à l’œuvre une profondeur inattendue.

extrait Don Quichotte (Davis) - Suite et fin

Le dessin de Davis, oscillant entre l’expressivité brute des comic books et la finesse du roman graphique, offre un spectacle où chaque case est chargée d’émotion. L’épopée de Don Quichotte, empreinte d’un humour parfois burlesque, parfois mordant, est mise en scène avec une maîtrise qui honore la truculence des dialogues et la complexité des personnages de Cervantès.

« Don Quichotte – Suite et fin » est une œuvre qui, tout en se jouant des attentes, rend un hommage sincère et réfléchi à l’un des plus grands récits jamais écrits. C’est une célébration de l’art séquentiel qui confirme que, même après quatre siècles, il reste toujours de la place pour revisiter les classiques.


Don Quichotte (Davis) – Livre I

Album publié en 2015 aux éditions Warum.


Adapté de l’œuvre de Miguel de Cervantes parue en 1605.

couverture bd Don Quichotte (Davis) - Livre I

Il ne sera pas dit que l’âge d’or des chevaliers errants soit révolu.

Car voici que, sorti des livres de chevalerie qu’il collectionne, se dresse un fier hildalgo, plus tout jeune mais plein de vaillance, parti sur les routes pour rendre la justice, libérer les princesses et affronter mécréants, monstres, géants et nécromanciens.

Cet homme, c’est Don Quichotte, secondé par son voisin et désormais fidèle écuyer, Sancho Panza. Qimporte s’il est seul à voir l’adversité là où elle ne se trouve pas, Don Qichotte fera triompher l’aventure et l’imagination, au risque de prendre quelques coups au passage.

Face aux travers du monde moderne, Don Quichotte apporte un idéal d’humanité, plein d’amour, de rêve et de rire.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Don Quichotte (Davis) – Livre I »

Dans l’océan des adaptations graphiques, l’œuvre de Rob Davis, « Don Quichotte – Livre I« , se dresse comme un phare de fidélité créative. Elle n’est pas une simple réimpression des aventures du chevalier à la triste figure, mais une réinvention audacieuse qui s’empare du texte de Cervantès avec une main de maître et le fait résonner dans le médium de la bande dessinée avec une éloquence graphique saisissante.

Davis, tel un enchanteur moderne, donne vie à l’essence de l’ingénieux hidalgo avec un trait dynamique qui semble danser au rythme des phrases séculaires de Cervantès. Sa palette de couleurs flamboyantes ne se contente pas d’habiller le récit, mais participe activement à la narration, en soulignant le comique, en amplifiant l’émotion et en rendant palpable la mélancolie de notre errant chevalier.

Ce n’est pas seulement une adaptation; c’est une expansion de l’univers de Don Quichotte. Davis se fait poète et peintre, apportant une dimension supplémentaire au récit. Son Don Quichotte, bien que fidèle à l’esprit de Cervantès, respire une contemporanéité qui rend la figure mythique d’autant plus tangible et relatable.

En somme, Rob Davis ne se contente pas de traduire Don Quichotte en images; il le réimagine pour nous, lecteurs du XXIe siècle, en préservant son âme chevaleresque et en lui insufflant un nouveau souffle visuel.

« Don Quichotte – Livre I » est donc à la fois un hommage et une renaissance, une œuvre qui prouve que la bande dessinée est un excellent support pour les adaptations littéraires.


Auschwitz

Bande dessinée publiée en 2000 aux éditions du Masque. Republié en 2015 aux éditions Paquet.


couverture bd Auschwitz

Quelque part, en ex-Yougoslavie…

Le vieux Kazik et sa femme se souviennent d’Auschwitz…

Quand en mars 1944, ils découvrent que la barbarie revêt forme humaine : celle du bourreau nazi.

Première bande dessinée réaliste sur la Shoah, ce récit bouleversant, directement inspiré des témoignages de survivants du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, raconte le quotidien du camp d’extermination.

L’auteur ne cherche pas à résumer la « Solution finale » ni à développer de thèse historique, mais souhaite sensibiliser les nouvelles générations au devoir de mémoire. Pour ne jamais oublier les millions de victimes du nazisme.

Pascal Croci, après 10 ans de bandes dessinées historiques, se lance dans un projet personnel : un document fiction se déroulant à Auschwitz. Les recherches minutieuses, l’interview des témoins et la réalisation graphique de cet album lui ont demandé cinq ans.

Cet album a reçu le Prix jeunesse de l’Assemblée nationale et est traduit dans de nombreux pays. Il est devenu une œuvre de référence pour le devoir de mémoire auprès des nouvelles générations.

Bien que cet album soit une fiction, il est basé sur des récits et témoignages réels. Il est donc accepté dans la catégorie Seconde Guerre Mondiale de ce site.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Auschwitz »

« Auschwitz » de Pascal Croci est une œuvre qui dépeint avec une intensité remarquable les heures sombres de l’Holocauste.

Les dessins en noir et blanc de Croci, émaciés et percutants, ne sont pas là pour vous épargner mais pour vous impliquer émotionnellement et intellectuellement. Cette BD vous fera ressentir l’oppression, mais aussi l’espoir tenace de ceux qui ont vécu à travers ces temps impensables.

L’histoire est racontée avec respect et sensibilité. Elle ne cherche pas à embellir ou à simplifier, mais à vous présenter une réalité qui a façonné le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. « Auschwitz » est plus qu’une bande dessinée; c’est une leçon de vie, un hommage à la résilience humaine et un appel à ne jamais oublier.

Cette lecture vous marquera, vous éduquera et, espérons-le, vous inspirera à construire un avenir où de telles horreurs ne se répéteront jamais.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Auschwitz

KZ DORA

Album publié en 2015 aux éditions Des ronds dans l’O


Résumé éditeur

couverture bd KZ DORA

Inspiré par l’histoire vraie de Pierre Walter, prisonnier à Dora de 1943 à 1945.


Au matin du 1er septembre 1939, l’Allemagne d’Hitler attaque la Pologne. Cinq personnages, Paul, élève officier français, Émile, jeune résistant insouciant, Hans, SS issu des jeunesses Hitlériennes, Bastian, officier SS d’expérience et Michael, ambitieux scientifique allemand travaillant sur les missiles V1 et V2, armes secrètes d’Hitler, voient leur destin se croiser au camp de concentration de Dora.


KZ Dora : Camp de concentration situé à proximité du camp de Buchenwald basé en Allemagne destiné à la fabrication d’armes secrètes, les missiles V1 et V2, en fonctionnement de 1943 à 1945.

La bd « KZ DORA » disponible ici


Lire un extrait


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « KZ DORA »

« KZ Dora » est une bande dessinée inspirée par l’histoire vraie de Pierre Walter, un prisonnier à Dora de 1943 à 1945.

L’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que l’Allemagne attaque la Pologne en 1939. Les destins de cinq personnages, dont un élève officier français, un jeune résistant, un SS issu des jeunesses hitlériennes, un officier SS d’expérience et un scientifique allemand travaillant sur les missiles V1 et V2, se croisent au camp de concentration de Dora, où ils sont forcés de travailler à la fabrication d’armes secrètes.

La bande dessinée, illustrée en noir et blanc à l’encre par Robin Walter, met en perspective les enjeux de la guerre à travers la rencontre de ces cinq vies.

L’ouvrage inclut le récit complet de Pierre Walter, offrant un témoignage précieux sur les conditions de vie dans les camps. La bande dessinée et le texte se complètent pour offrir un documentaire émouvant et bien réalisé.

« KZ Dora » rend hommage avec talent à un témoignage essentiel pour comprendre les camps de concentration de l’époque, contribuant ainsi au devoir de mémoire.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Camp de Mittelbau-Dora