Étiquette : 2021

Jan Karski – Edition 10 ans

Album publié en 2021 aux éditions Steinkis.


Résumé éditeur

couverture bd Jan Karski - Edition 10 ans

 » Monsieur, je n’ai pas dit que ce jeune homme mentait. J’ai dit que je suis incapable de le croire. Ce n’est pas la même chose. « 

1939. Jan Kozielewski, jeune Polonais de bonne famille, catholique, est happé par la guerre. Sous le nom de Jan Karski, il devient un agent de la résistance.

Sa mission : s’introduire au coeur du ghetto de Varsovie puis dans un camp d’extermination et transmettre son rapport au Président des États-Unis.

Peu de livres relatent l’histoire – extraordinaire, incroyable et passionnante – de Karski.

Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso lui rendent hommage à travers ce roman graphique.
Prix Cezam Île-de-France 2016


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jan Karski – Edition 10 ans »

La bande dessinée « Jan Karski » de Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso, publiée par Steinkis, est une œuvre qui interpelle par sa profondeur historique et émotionnelle.

À travers un dessin sobre mais puissant, Bonaccorso nous plonge dans l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, rendant hommage à l’intrépidité de Jan Karski, ce résistant polonais devenu témoin des atrocités nazies.

Le scénario, habilement construit par Rizzo, retrace le parcours héroïque de Karski, depuis son engagement dans la résistance jusqu’à ses rencontres avec les dirigeants alliés, dont Churchill et Roosevelt. La BD s’appuie sur les mémoires de Karski, mais intègre également des éléments romancés, créant un récit à la fois fidèle et captivant.

extrait bd Jan Karski - Edition 10 ans

Le dessin, à la fois simple et expressif, capte l’essence des émotions, rendant palpable la terreur vécue dans le ghetto de Varsovie et les camps de transit.

« Jan Karski » reste une œuvre essentielle pour le devoir de mémoire. Cette bande dessinée est un hommage poignant à un homme dont le courage et la détermination ont permis de révéler au monde une des pages les plus sombres de l’histoire humaine​.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Ghetto de Varsovie

La peste – Tome 2

Album publié en 2021 aux éditions Michel Lafon.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre d’Albert Camus publiée le 10 juin 1947.

couverture bd La peste - Tome 2

La première adaptation en manga du chef-d’œuvre d’Albert Camus, Prix Nobel de littérature.

Lorsque le concierge du docteur Rieux meurt brutalement d’une maladie inconnue, la lumière se fait alors dans son esprit : la peste s’est abattue sur la ville.


Une course contre le temps s’engage alors pour Rieux qui, malgré les réticences des autorités, organise la résistance face à l’épidémie qui menace de se répandre.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La peste – Tome 2 »

Avec La Peste – Tome 2, Ryota Kurumado poursuit son adaptation audacieuse de l’œuvre monumentale d’Albert Camus, plongeant le lecteur dans un univers graphique où l’angoisse et le désespoir règnent en maîtres.

Ce deuxième volet intensifie la tragédie qui frappe la ville d’Oran, alors que la peste continue de se propager, transformant la cité en un véritable théâtre de l’horreur.

Kurumado réussit à capter l’attention du lecteur non seulement par la gravité du sujet, mais aussi par son approche visuelle unique. Les contrastes frappants entre des personnages au dessin presque naïf et des scènes de mort omniprésentes créent un effet de distorsion qui amplifie l’inquiétude. Les traits juvéniles du docteur Rieux, par exemple, semblent paradoxaux face à l’ampleur de la catastrophe, accentuant ainsi son impuissance face au fléau.

Toutefois, ce tome se distingue aussi par un rythme plus introspectif, où la lenteur du récit permet une exploration plus profonde des réactions humaines. Les personnages évoluent, dévoilant des facettes plus sombres de leur personnalité. Les dilemmes moraux, les choix désespérés, et la peur omniprésente sont magistralement retranscrits, offrant une réflexion percutante sur la condition humaine.

La Peste – Tome 2 est une lecture incontournable pour les amateurs de manga et les admirateurs de Camus, offrant une expérience à la fois visuelle et narrative saisissante.



Toutes les bd adaptées de l’œuvre d’Albert Camus

La peste – Tome 1

Album publié en 2021 aux éditions Michel Lafon.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre d’Albert Camus publiée le 10 juin 1947.

La première adaptation en manga du chef-d’œuvre d’Albert Camus, Prix Nobel de littérature.

Oran, années 1940. De plus en plus de rats sont retrouvés morts dans les rues, semant la confusion chez les habitants.

Une situation qui inquiète le jeune docteur Bernard Rieux et où l’indécision pourrait avoir des conséquences terribles.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La peste – Tome 1 »

Ryota Kurumado, avec son adaptation manga de La Peste d’Albert Camus, parvient à marier la littérature classique avec l’esthétique du manga, offrant ainsi une relecture frappante de l’œuvre iconique.

Ce premier tome, publié sous la bannière de Michel Lafon, se distingue par une fidélité scrupuleuse au texte d’origine tout en y injectant une intensité visuelle propre au médium.

Le choix de Kurumado de dépeindre le Dr Bernard Rieux avec une apparente innocence crée un contraste saisissant avec le contexte macabre de l’épidémie. Ce décalage stylistique souligne l’absurdité et l’impuissance face à la peste qui ravage Oran. Les scènes, où les cadavres de rats puis d’humains s’entassent, sont particulièrement marquantes, évoquant une montée progressive de l’horreur, page après page.

extrait bd La peste - Tome 1

Ce manga, tout en restant accessible grâce à une narration épurée, capte l’attention par son atmosphère pesante. Les dessins détaillés, notamment des paysages urbains et des scènes de panique collective, enrichissent l’expérience de lecture, rendant tangible l’angoisse diffuse qui caractérise le roman de Camus.

Malgré une certaine sobriété dans les dialogues, l’adaptation ne perd jamais de vue l’impact philosophique du récit original, reflétant la lutte humaine contre l’absurde.

Kurumado, avec cette œuvre, offre non seulement une porte d’entrée vers Camus pour un nouveau public.



Toutes les bd adaptées de l’œuvre d’Albert Camus

Discours de la méthode – Je pense, donc je suis !

Album publié aux éditions Kurokawa en 2021.


Adapté du Discours de la méthode, texte philosophique écrit par René Descartes publié 8 juin 1637.

Une histoire originale et didactique pour découvrir le grand classique Discours de la méthode de René Descartes !

Métro, boulot, dodo… Est-ce que moi, employé de bureau lambda, je sers vraiment à quelque chose ? Je me pensais vain, voire inutile… jusqu’au jour où Descartes a débarqué chez moi !

Et tandis qu’il découvrait la modernité en jouant avec mes jeux vidéo, il m’exposa sa méthode philosophique.

C’est ainsi que moi l’anonyme, le médiocre, j’allais changer de vie en adoptant sa manière d’appréhender ce qui nous entoure : la remise en question de tout !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Discours de la méthode – Je pense, donc je suis ! »

Yûta Naha réussit un tour de force avec Discours de la méthode – Je pense, donc je suis!, en revisitant l’œuvre monumentale de René Descartes sous une forme inattendue et captivante.

En croisant les genres, l’auteur parvient à rendre la philosophie accessible tout en conservant l’humour et l’énergie propres aux mangas shônen.

L’histoire suit un employé de bureau désabusé dont la rencontre avec Descartes, miraculeusement transporté à notre époque, bouleverse la routine morne de son quotidien. À travers ce voyage initiatique, Descartes lui enseigne les principes fondamentaux de sa méthode, le poussant à remettre en question non seulement le monde qui l’entoure, mais aussi sa propre existence. Naha intègre habilement les concepts philosophiques au récit, les rendant tangibles et applicables au quotidien de ce personnage ordinaire.

extrait bd Discours de la méthode - Je pense, donc je suis!

Le dessin, dynamique et expressif, soutient le propos en illustrant de manière vivante les moments de doute, d’émerveillement, et de révélation du protagoniste. Le hibou, compagnon surréaliste de Descartes, apporte une touche de légèreté, tout en nuançant certains aspects plus controversés de la pensée du philosophe, notamment sa vision des animaux.

En somme, Discours de la méthode – Je pense, donc je suis! est une réussite à la fois pédagogique et narrative. Naha ne se contente pas de vulgariser la philosophie de Descartes; il la rend attrayante et pertinente pour le lecteur moderne. Ce manga se distingue par sa capacité à marier profondeur intellectuelle et divertissement, un équilibre rare et précieux dans le panorama de la bande dessinée contemporaine.

Gagner la guerre – Livre 3 – La Mère patrie

Album publié en 2021 aux éditions Le Lombard.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean-Philippe Jaworski publié le 5 mars 2009.

couverture bd Gagner la guerre - Livre 3 - La Mère patrie

Benvenuto est sorti des geôles ressiniennes et il est accueilli en héros à son retour au pays. Profitant de sa convalescence, il observe à distance les complots menés par son maître, le machiavélique Podestat.

En surface, le calme semble être revenu à Ciudalia. Mais la tempête approche, Benvenuto le pressent. Bientôt, seuls ses instincts d’assassin pourront lui sauver sa vie.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gagner la guerre – Livre 3 – La Mère patrie »

Avec Gagner la guerre – Livre 3 : La Mère patrie, Jean-Philippe Jaworski et Frédéric Genêt livrent une adaptation captivante et dense du célèbre roman.
Ce troisième opus plonge le lecteur dans l’univers sombre et complexe de Ciudalia, où intrigues politiques, manipulations et trahisons se mêlent à la survie chaotique de Benvenuto Gesufal. Le scénario, fidèle à l’œuvre originale, brille par sa richesse et son intensité, explorant les dilemmes moraux et les choix impulsifs du protagoniste tout en dévoilant des pans de son passé.

extrait bd Gagner la guerre - Livre 3 - La Mère patrie

Le dessin de Frédéric Genêt reste efficace. Les cadrages immersifs et les expressions marquées des personnages renforcent l’atmosphère oppressante de cette cité où chaque regard cache un complot. La mise en couleurs, réalisée avec Annelise Sauvêtre, sublime cet univers en apportant une profondeur visuelle notable. 

Ce tome se distingue également par son humour mordant et la gouaille inimitable de Benvenuto, qui apportent une légèreté bienvenue au milieu des intrigues tortueuses. Les dialogues ciselés et le rythme soutenu maintiennent le lecteur en haleine jusqu’au cliffhanger final.

La Mère patrie est une œuvre ambitieuse qui conjugue fidélité au roman et singularité graphique. Une lecture incontournable.


Bartleby le scribe

Albums publiés en 2021 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

L’adaptation du célèbre roman d’Herman Melville publié pour la première fois en 1853.

couverture bd Bartleby le scribe

New York City, quartier de Wall Street.

Un jeune homme est engagé dans une étude de notaire. Il s’appelle Bartleby. Son rôle consiste à copier des actes juridiques.

Les premiers temps, Bartleby se montre irréprochable. Consciencieux, efficace, infatigable, il abat un travail colossal, le jour comme la nuit, sans jamais se plaindre. Son énergie est contagieuse. Elle pousse ses collègues, pourtant volontiers frondeurs, à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Un jour, la belle machine se dérègle. Lorsque le patron de l’étude lui confie un travail, Bartleby refuse de s’exécuter. Poliment, mais fermement. I would prefer not, lui répond-il. Soit, en français : je préfèrerais ne pas.

Désormais, Bartleby cessera d’obéir aux ordres, en se murant dans ces quelques mots qu’il prononce comme un mantra. Je préfèrerais ne pas. Non seulement il cesse de travailler, mais il refuse de quitter les lieux…

José Luis Munuera s’empare de la nouvelle d’Herman Melville dans une adaptation magistrale et porte un regard original sur ce texte, réflexion stimulante sur l’obéissance et la résistance passive.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bartleby le scribe »

L’adaptation en bande dessinée de « Bartleby, le scribe » par José-Luis Munuera est une œuvre remarquable qui parvient à capturer l’essence de la nouvelle d’Herman Melville tout en apportant une touche graphique distincte.

Munuera, connu pour son style dynamique, adopte ici un trait plus sobre et élégant, parfaitement adapté au ton mélancolique et introspectif du récit. Les décors de New York au XIXe siècle, avec leurs couleurs sombres et brumeuses, renforcent l’ambiance oppressante de Wall Street.

L’intrigue suit Bartleby, un copiste dont l’inertie et le refus poli mais catégorique de suivre les ordres (« Je ne préférerais pas ») désarçonnent son employeur et ses collègues.

Ce personnage énigmatique, interprété par Munuera avec une pureté mélancolique, soulève des questions profondes sur la liberté individuelle et la désobéissance passive. Le récit, bien que fidèle à l’original, prend parfois des libertés chronologiques, mais ces ajustements servent à intensifier l’atmosphère étouffante de l’époque.

Cette bande dessinée n’est pas seulement une adaptation réussie mais une invitation à la réflexion. Elle interroge la place de l’individu face à un système rigide et bureaucratique, offrant une résonance particulière à notre époque.

Une œuvre à lire absolument pour sa profondeur et sa beauté visuelle.

La Commode aux tiroirs de couleurs

Album publié en 2021 aux éditions Bamboo.


Résumé éditeur

Adaptation du roman d’Olivia Ruiz parue le 3 juin 2020, Editions JC Lattès.

couverture bd La Commode aux tiroirs de couleurs

“Enfin, après tant d’années d’impatience domptée, je vais connaître le secret que renfermaient ces dix tiroirs. Ma grand-mère les nommait ses renferme-mémoire.”

À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

D’après le brillant premier roman d’Olivia Ruiz, cet album porte une fresque flamboyante sur l’exil qui a déjà conquis des centaines de milliers de lecteurs.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Commode aux tiroirs de couleurs »

« La Commode aux tiroirs de couleurs » est une œuvre qui fusionne habilement mémoire familiale et drame historique.

Adaptée du roman d’Olivia Ruiz, cette bande dessinée, scénarisée par Véronique Grisseaux et illustrée par Winoc et Amélie Causse, transporte le lecteur dans un voyage émotionnel à travers les vies entrelacées de plusieurs générations de femmes espagnoles.

À travers les tiroirs d’une mystérieuse commode, l’héroïne découvre des fragments du passé, des objets qui, chacun, raconte une histoire. Ces récits sont autant de fenêtres ouvertes sur les tourments du XXe siècle, marqués par l’exil et les blessures laissées par la dictature franquiste. Le format graphique parvient à capter l’intensité des émotions grâce à des illustrations délicates, magnifiées par des couleurs qui évoquent la chaleur et la nostalgie.

extrait bd La Commode aux tiroirs de couleurs

On pourrait regretter un traitement un peu trop superficiel du contexte historique, qui est abordé par petites touches sans être pleinement exploré. Malgré cela, l’œuvre séduit par son humanité, offrant un regard tendre et empathique sur les drames personnels et collectifs qui ont façonné ces femmes.

« La Commode aux tiroirs de couleurs » est une réussite qui, sans être parfaite, émeut profondément.

L’Alsace à tout prix ! – Tome 2

Album publié en 2021 aux éditions du Signe.


Résumé éditeur

couverture bd L’Alsace à tout prix ! - Tome 2

Entre 1940 et 1945, l’Alsace est plongée dans l’enfer nazi. Abandonnée à son misérable sort après une campagne de France calamiteuse, elle a été purement et simplement annexée par l’Allemagne, sans l’accord de qui que ce soit.

Certains Alsaciens ont pu se réfugier, avant le début des hostilités, dans le sud-ouest français. D’autres ont profité de filières d’évasion et ont quitté l’Alsace par les montagnes.

Ceux qui n’ont pu faire autrement que rester ont dû se plier à la germanisation et à la nazification engagées par le sinistre gauleiter Robert Wagner, qui décida même de mobiliser sous l’uniforme allemand les jeunes Alsaciens. Le drame des Malgré-Nous et des Malgré-Elles est scellé. Encore une fois, l’Alsace devient un enjeu territorial, mettant les populations civiles au supplice.

Réalisé par Jean Paillot (scénario), Francis Caryn et Didier Chardez (dessins), cet ouvrage complète le premier tome consacré à l’Alsace pendant la Première Guerre Mondiale. Il est accompagné d’un cahier historique rédigé par l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de l’Alsace pendant la Deuxième Guerre Mondiale, le professeur Jean-Laurent Vonau.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Alsace à tout prix ! – Tome 2 »

« L’Alsace à tout prix ! – Tome 2« , scénarisé par Jean Paillot et illustré par Francis Caryn et Didier Chardez, plonge les lecteurs dans une reconstitution poignante de l’histoire de l’Alsace sous l’occupation nazie.

Continuant sur la lancée du premier tome, qui traitait de la Première Guerre mondiale, ce volume s’intéresse à la période tumultueuse de 1940 à 1945. Le récit, solidement appuyé par une recherche historique approfondie, se concentre sur les drames humains qui ont marqué cette époque, notamment à travers la figure des « Malgré-Nous« , ces jeunes Alsaciens enrôlés de force dans la Wehrmacht.

Le dessin de Caryn, accompagné par les couleurs de Chardez, donne vie à ce drame avec une précision visuelle qui capte l’angoisse et la souffrance des personnages. Le style réaliste et détaillé des illustrations renforce l’impact du scénario, soulignant les horreurs de l’annexion allemande et la difficile résilience des Alsaciens face à la germanisation imposée.

Ce qui distingue cette bande dessinée, c’est son habileté à allier narration et pédagogie. Le cahier historique qui complète l’ouvrage, signé par Jean-Laurent Vonau, fournit un contexte essentiel et enrichit l’expérience de lecture. Cette approche permet à l’œuvre de s’adresser tant aux amateurs d’histoire qu’aux passionnés de bande dessinée, offrant un éclairage unique sur cette période sombre.

L’Alsace à tout prix ! – Tome 2 se présente ainsi non seulement comme un témoignage visuel puissant, mais aussi comme un outil de mémoire précieux.



Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

AlsaceMunster

L’Alsace déracinée

Album publié en 2021 aux éditions du Signe.


Résumé éditeur

couverture bd L’Alsace déracinée

Ni les paroles pleines de bonnes intentions, ni les ouvrages de la ligne Maginot construits sur 1 500 kilomètres le long des frontières nationales n’empêcheront l’Allemagne d’envahir la France.

L’Alsace, comme sa voisine la Moselle, va connaître une des pages les plus sombres de son histoire, celle de l’occupation allemande nazie.
Le 1er septembre 1939, devant l’imminence de la guerre, les habitants des localités alsaciennes situées le long de la frontière avec l’Allemagne sont évacués. 374 000 Alsaciens provenant de 107 communes bas-rhinoises prennent la direction du sud-ouest de la France, principalement en Dordogne, en Haute-Vienne et dans l’Indre.
Ceux des 79 communes haut-rhinoises sont évacués vers le Gers, la Haute-Garonne et les Landes.

Après l’armistice de juin 1940, une question se pose à ces réfugiés : rester dans les départements d’accueil ou rentrer au pays ?
Ceux qui rentrent assistent alors à la défrancisation et à la nazification de l’Alsace ainsi qu’à l’expulsion des juifs, tsiganes, communistes, syndicalistes, religieux et de tous ceux qui « n’entrent pas dans l’idéologie nazie.
C’est l’histoire de ces Alsaciens évacués, expulsés, réfugiés que « Lisel » vous propose de raconter dans ces pages.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Alsace déracinée »

L’Alsace déracinée est une œuvre qui s’inscrit dans la tradition des récits graphiques mémoriels, abordant des sujets historiques avec une sensibilité à la fois didactique et émotionnelle. Scénarisée par Charly Damm et illustrée par Jean-Marie Cuzin, cette bande dessinée raconte le drame des Alsaciens expulsés de leur terre natale durant la Seconde Guerre mondiale, un épisode souvent méconnu mais pourtant marquant.

À travers des illustrations aux couleurs froides et une mise en scène soignée, Cuzin parvient à capturer la tristesse et la résilience de ces familles déracinées. Les planches, sans être révolutionnaires sur le plan artistique, se montrent efficaces pour ancrer le lecteur dans cette période troublée, où chaque visage exprime la douleur de l’exil.

Le scénario, bien documenté, ne se contente pas de relater des faits historiques ; il parvient à humaniser le récit en se concentrant sur le choc culturel et les défis auxquels ces Alsaciens ont dû faire face dans leur nouvelle vie. La dimension historique est renforcée par l’inclusion d’un chapitre dédié aux Juifs alsaciens et au camp du Struthof, ajoutant une profondeur supplémentaire à l’œuvre.

Cette bande dessinée réussit à éveiller la conscience du lecteur sur un chapitre oublié de l’histoire française, tout en offrant un hommage digne et respectueux aux victimes de cette tragédie.

L’Alsace déracinée se distingue par sa rigueur historique et son engagement à faire revivre un passé douloureux, tout en étant accessible à un large public.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

AlsaceCamp de Struthof

L’Île des oubliés

Album publié en 2021 aux éditions du Philéas.


Résumé éditeur

D’après le roman de Victoria Hislop publié en 2005.

couverture bd L'Île des oubliés

Grâce à une photographie léguée par sa mère, Alexis Fielding va découvrir le passé singulier de sa famille, une lignée de femmes et d’hommes dont le sort est lié à l’île de Spinalonga, colonie de lépreux à l’horizon de la côte de la Crète.

L’histoire se passe sur l’île de Spinalonga, tout proche du village de Plaka en Crète.
Alexis Fielding, une jeune femme de 25 ans profite d’un voyage en Crète pour se rendre là où sa mère, Sophia, est née et a grandi.

Elle rencontre Fotini, une amie de sa grand-mère qui lui raconte l’histoire tragique de sa famille. Sophia a toujours caché à sa fille le décès de sa propre grand-mère sur l’île de Spinalonga, alors colonie de lépreux ainsi que la raison de son exil loin de la Crète.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Île des oubliés »

Adaptée du best-seller de Victoria Hislop, « L’Île des oubliés » par Roger Seiter et Fred Vervisch est une œuvre poignante et visuellement saisissante.

Le récit suit Alexis, une jeune femme découvrant les secrets de sa famille sur l’île de Spinalonga, une ancienne léproserie en Crète. La bande dessinée capte parfaitement l’essence du roman, offrant une immersion dans une histoire émouvante de découverte et de réconciliation avec le passé.

extrait bd L'Île des oubliés

Roger Seiter excelle dans l’art de la condensation narrative, parvenant à restituer les intrigues complexes du roman en un format plus bref sans perdre en profondeur. Les dessins de Fred Vervisch, caractérisés par un encrage prononcé et des paysages aux formes géométriques, ajoutent une dimension visuelle qui enrichit l’atmosphère historique et émotionnelle de l’œuvre.

L’élégance visuelle et la fidélité au matériau source font de cette bande dessinée une adaptation réussie, conseillée tant aux amateurs du roman original qu’aux néophytes.

« L’Île des oubliés » est une exploration touchante du passé, servie par un duo créatif en parfaite harmonie. Une lecture indispensable pour tout passionné de bande dessinée historique.