Néandertal nu
Album publié en 2026 aux Editions Odile Jacob.
Résumé
Adaptation de l’essai scientifique de Ludovic Slimak publié le 5 janvier 2022.

Depuis des décennies, nous tentons de réhabiliter ce lointain cousin en le faisant à notre image : un humain comme les autres, juste un peu différent. Mais en voulant trop le rapprocher de nous, ne sommes-nous pas passés à côté de sa véritable nature ?
Dans cette adaptation de son essai, l’archéologue Ludovic Slimak nous entraîne dans une enquête vertigineuse de trente ans. Des forêts méditerranéennes aux étendues glacées du cercle polaire, il traque les indices d’une humanité disparue, radicalement autre, dotée d’une intelligence et d’une sensibilité qui défient nos propres schémas de pensée.
Une plongée fascinante au cœur de la plus grande énigme de notre histoire : la rencontre, et peut-être l’affrontement, de deux humanités.
La bd « Néandertal nu » disponible ici
L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Néandertal nu »
Adapté de son propre essai à succès, Néandertal nu voit l’archéologue Ludovic Slimak, chercheur au CNRS, confier son texte au crayon de Frédéric Bihel. Le livre n’est ni une fiction préhistorique ni un simple documentaire illustré, mais un carnet de voyage scientifique où trente années de fouilles deviennent matière graphique.
Ludovic Slimak y piste ce qu’il nomme la créature, du cercle polaire aux forêts méditerranéennes, pour interroger une certitude : et si l’homme de Néandertal n’était pas celui que nous croyons ?
Le propos ne dresse pas un portrait figé mais démonte les idées reçues, ces projections que Sapiens plaque sur une humanité disparue voici quarante-deux millénaires. La véritable profondeur du livre tient à cette question vertigineuse, savoir si nous serions seulement capables de reconnaître une intelligence radicalement autre. Ludovic Slimak, assume les limites de son enquête, jusqu’à un aveu final d’une sincérité désarmante, ce qui donne au récit une honnêteté intellectuelle dans la vulgarisation.
Le dessin de Frédéric Bihel épouse cette part d’incertitude. Comme on sait peu de chose de l’apparence réelle de Néandertal, il opte pour des paysages au crayon, souvent flous et embrumés, où affleurent des silhouettes d’hominidés face aux mammouths ou aux hyènes des cavernes.
Cette imprécision assumée, loin d’être un défaut, traduit graphiquement le doute du chercheur et l’épaisseur du temps.
Les scènes de terrain, plus nettes, ancrent l’enquête dans le concret des grottes et des fouilles.

L’ensemble compose un roman graphique poétique et stimulant. On le recommandera aux passionnés de préhistoire et à quiconque aime les récits qui interrogent notre place parmi les vivants.




















