Catégorie : Litterature en BD

Une légende du Mont Saint-Michel – La Fée des grèves

Album publié en 2005 aux éditions Triomphe


Résumé éditeur

Adapté du roman de Paul Féval publié en 1850.

couverture bd Une légende du Mont Saint-Michel - La Fée des grèves

Le Mont Saint-Michel et Tombelaine sont si souvent enrobés de cet épais brouillard qui envahit la baie.

Cette baie où le sable se dérobe sous les pieds de l’imprudent égaré, qui rencontre parfois la fée des grèves, marchant sur les eaux, éclairées par la Lune.

Dans ce paysage de brumes et de sortilèges, au XVe siècle, le duc François de Bretagne en pèlerinage auprès de l’archange, va être accusé de fratricide.

Une histoire magique et fascinante où s’entrelacent l’amour et la haine, l’héroïsme et la trahison.

Le très beau roman de Paul Féval adapté en BD par Henri Caouissin.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Une légende du Mont Saint-Michel – La Fée des grèves »

Cette bande dessinée, adaptée du roman de Paul Féval, transporte le lecteur au cœur de la Bretagne du XVe siècle, une époque de mystères et de légendes.

Le récit, empreint d’un charme nostalgique, s’entrelace autour d’une intrigue prévisible mais captivante, typique du genre de cape et d’épée.

La narration est riche et immersive, offrant un tableau vivant des paysages et des traditions bretonnes. Les personnages sont attachants et contribuent à une ambiance romanesque.

Le récit reste réjouissant, tenu par un fil narratif qui maintient l’intérêt. Cette œuvre est une célébration de la Bretagne, de son histoire et de ses légendes, un voyage dans le temps qui ravira les amateurs du genre.


Toutes les bd sur le Mont Saint-Michel


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Mont Saint-Michel

Pêcheur d’Islande – Tome 1

Album publié en 2022 aux éditions Ouest-France.


Résumé éditeur

D’après le roman Pêcheur d’Islande de Pierre Loti paru 1886.

couverture bd Pêcheur d'Islande tome 1

En 1886, Pierre Loti fait connaître au grand public Paimpol et ses « Pêcheurs d’Islande » grâce au livre éponyme.


Sous la forme d’une bande dessinée graphique, Alexandre Noyer nous propose ici l’adaptation de ce chef d’œuvre.

Les paysages se dévoilent, accompagnant l’histoire de ces sentiments que la mer dévore entre les terres bretonnes et cette Islande si lointaine.

Cette mer sauvage fascinante, domine la fragilité des hommes ; un embarquement dans la rude vie des pêcheurs marquée de drames, laissant la contemplation s’installer, portée par un noir et blanc esthétique et brutal.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pêcheur d’Islande – Tome 1 »

Dans l’océan de la bande dessinée contemporaine, « Pêcheur d’Islande Tome 1 » d’Alexandre Noyer, se détache par son interprétation visuelle audacieuse du roman emblématique de Pierre Loti.

Noyer nous offre un tableau où le noir et blanc ne sont pas simplement des couleurs mais des personnages à part entière, jouant une symphonie de contrastes qui illustrent la vie âpre des marins paimpolais.

extrait bd Pêcheur d'Islande - Tome 1

Le dessinateur, tel un peintre d’ombres et de lumières, sculpte chaque vague et chaque visage avec une intensité brute, comme pour mieux nous transmettre la rudesse des éléments et des destins. La mer, héroïne insaisissable et indomptée, se fait le reflet des âmes des personnages, souvent en retrait, éclipsés par l’immensité et la majesté des paysages bretons.

Noyer, en fidèle interprète, a su déconstruire le texte de Loti pour en offrir une reconstruction graphique qui respecte l’esprit original tout en lui conférant une nouvelle dimension. Si le roman était un chant, la bande dessinée se veut un écho, parfois assourdi, souvent magnifié par le talent de l’artiste.

« Pêcheur d’Islande » est une belle découverte graphique.



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Paimpol

Le Nom de la Rose – Tome 1

Album publié en 2023 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Umberto Eco publié le 6 octobre 1980.

Quand le maître italien du Neuvième art revisite le chef-d’œuvre d’Umberto Eco.

couverture bd Le Nom de la Rose tome 1

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, plusieurs moines sont retrouvés morts.

Pour mettre un terme à ces inquiétantes disparitions avant l’arrivée d’une importante délégation de l’Église, le frère Guillaume de Baskerville tente de lever le voile sur ce mystère qui attise toutes les superstitions.

Assisté par son jeune secrétaire Adso de Melk, il va progressivement percer à jour les troubles secrets de la congrégation, et se heurter à la ferme interdiction d’approcher la bibliothèque de l’édifice.

Pourtant, Baskerville en est persuadé, quelque chose se trame entre ses murs. Et bientôt, à la demande du pape, l’inquisiteur Bernardo Gui se rend à son tour au monastère et s’immisce dans l’enquête.

Les morts s’accumulent et la foi n’est d’aucun secours…

Événement ! Milo Manara s’attelle à l’adaptation en deux tomes du chef d’œuvre d’Umberto Eco, vendu à plusieurs millions d’exemplaires et traduit en 43 langues.

Après Jean-Jacques Annaud au cinéma (1986), c’est un nouvel artiste de prestige qui s’empare du célébrissime polar médiéval. À la demande des héritiers Eco, Manara a eu carte blanche pour donner sa vision de l’œuvre, et a pour cela choisi un triple parti pris graphique très audacieux.

Son adaptation s’ouvre en effet sur Umberto Eco lui-même s’adressant au lecteur, dessiné dans un noir et blanc classique. Puis commence l’intrigue médiévale elle-même, et là Manara renoue avec le noir et blanc au lavis, rehaussé d’effets de matières et de modelés qu’il a déjà utilisé pour Le Caravage.

Enfin, chacun sait que les livres tiennent un rôle fondamental dans l’intrigue, et Manara s’amuse donc de temps à autre à recréer des enluminures d’époque, réalisées à la manière des moines copistes du Moyen Âge.

L’ensemble est mis en couleurs par la propre fille de Manara sous la supervision de son père, là aussi selon la même méthode qui a présidé à la réalisation du Caravage.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Nom de la Rose – Tome 1 »

Milo Manara, l’artiste italien de renom, se lance dans l’adaptation de « Le Nom de la Rose » d’Umberto Eco en deux tomes. Dans un décor médiéval, en 1327, une abbaye bénédictine est le théâtre de mystérieuses morts. Frère Guillaume de Baskerville et son jeune secrétaire, Adso de Melk, mènent l’enquête malgré l’interdiction d’approcher la bibliothèque. L’inquisiteur Bernardo Gui se joint à eux, mais les morts s’accumulent, défiant la foi.

Manara a obtenu une carte blanche des héritiers d’Eco pour créer son adaptation. Son approche graphique est audacieuse, mélangeant noir et blanc classique, lavis, et reconstitutions d’enluminures d’époque. La mise en couleurs par sa fille ajoute une dimension unique à l’œuvre.

« Le Nom de la Rose » en bande dessinée est un hommage à l’œuvre originale, mettant en valeur les talents d’adaptation de Manara. Le choix de Marlon Brando pour incarner Baskerville apporte du charisme, et l’ambiance visuelle nous plonge dans un monde médiéval oppressant et mystérieux.

extrait bd Le Nom de la Rose - Tome 1

Manara réussit à préserver l’essence du récit tout en adaptant habilement les aspects visuels. Cette adaptation complexe est une prouesse artistique, et Manara démontre une polyvalence impressionnante. La bande dessinée offre une immersion visuelle captivante, avec une utilisation subtile de la couleur.

« Le Nom de la Rose » en bande dessinée est une célébration de l’œuvre d’Eco et du talent de Manara, un mariage parfait entre deux grands artistes italiens.


Un avion sans Elle

Album publié en 2021 aux éditions Glénat


Résumé éditeur

Le best-seller de Michel Bussi en bande dessinée ! (publié sous forme de roman en 2012)

couverture bd Un avion sans Elle

Crédule Grand-Duc veut mourir. L’enquête de sa vie a échoué…

Depuis dix-huit ans, il cherche l’identité de Lylie, la miraculée du mont Terrible, une petite fille rescapée du crash du vol Istanbul-Paris survenu le 23 décembre 1980.

Car deux bébés étaient à bord ! Les Carville et les Vitral, deux familles que tout oppose — les Carville, issus de la haute bourgeoisie industrielle française, et les Vitral, vendeurs de frites sur la côte normande — se disputent celle que la presse ne tarde pas à surnommer « Libellule ».

La justice finit par confier l’éducation de Lylie aux modestes Vitral.

Engagé par les Carville, le détective s’est lancé dans un périple de dix-huit ans d’interrogations, d’hypothèses, de coups tordus et d’échecs… Et puis… alors qu’il va presser la détente, Crédule observe une dernière fois la une du journal de l’époque… Soudain, tout est clair…

Drame familial, polar parfaitement huilé et quête d’identité, l’adaptation au cordeau du roman de Michel Bussi orchestrée par Fred Duval se voit sublimée par la patte graphique et la narration de Nicolaï Pinheiro.

Véritable page-turner, ce récit dense aux personnages complexes et attachants promène le lecteur dans les mystères de l’enquête autant que dans les décors des quartiers parisiens, les chemins de grande randonnée du Jura ou du front de mer dieppois.

À la manière d’un subtil tour de magie, Un avion sans elle dévoile progressivement ses secrets pour mieux cacher le tour qu’il est en train de nous jouer.

La bd « Un avion sans Elle » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un avion sans Elle »

« Un avion sans elle, » adaptation en bande dessinée du best-seller de Michel Bussi, nous offre un polar haletant mêlé à une quête d’identité captivante. L’histoire s’articule autour de l’unique survivant d’un crash aérien en 1980, deux familles revendiquant sa filiation. Le récit s’étend sur 18 ans, oscillant entre présent et passé, avec des rebondissements ingénieux qui maintiennent le suspense.

L’adaptation par Fred Duval se révèle être un travail remarquable. Il parvient à équilibrer la double temporalité de l’histoire, tout en élaguant les éléments superflus du roman pour gagner en efficacité. Les couleurs de l’artiste brésilien Nicolaï Pinheiro créent une atmosphère évocatrice, avec des détails authentiques qui ancrent le récit dans son contexte socio-culturel.

extrait bd Un avion sans Elle

Si le dessin peut sembler un peu anguleux, il compense par l’expressivité des personnages. Le traitement des lieux et des époques est minutieux, et les références cinématographiques ajoutent une dimension supplémentaire à l’histoire.

« Un avion sans elle » en bande dessinée est une adaptation réussie qui sait sublimer l’essence du roman de Michel Bussi. L’intrigue est bien menée, les personnages gagnent en épaisseur, et le lecteur est entraîné dans un tourbillon de mystères. Un excellent album, à la fois percutant et divertissant.

À découvrir sans hésitation.

Gravé dans le sable

Album publié en 2020 aux éditions Philéas


Résumé éditeur

D’après le roman de Michel Bussi sorti en 2014.

couverture bd Gravé dans le sable

Quel est le prix d’une vie ?

Pour Lucky, joueur ayant la chance du diable, la mort est un jeu comme un autre. Alors, en juin 1944, à la veille du débarquement en Normandie, il n’hésite pas à miser sa vie pour une hypothétique fortune.

Lucky va perdre la vie, persuadé que sa sublime fiancée Alice Queen empochera la mise…

Mais ce n’est que 20 ans après la mort de son amour qu’Alice va découvrir des bribes de vérité… Et encore, comment le prouver ?

De la Normandie aux États-Unis, Alice se lance en quête du rétablissement de la mémoire de son homme… au risque de réveiller les démons du passé. Autour d’elle, chacun croit détenir la vérité et semble résolu à tuer pour la protéger.

Gravé dans le sable, paru en 2014, est la réédition du premier roman écrit par Michel Bussi, Omaha Crimes.

La bd « Gravé dans le sable » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Gravé dans le sable »

« Gravé dans le sable, » une bande dessinée captivante qui plonge les lecteurs au cœur d’une intrigue palpitante.

L’histoire se déroule en 1944, à la veille du débarquement en Normandie, où Lucky, un joueur intrépide, mise sa vie pour une somme colossale. Lorsqu’il perd la vie, il pense que sa fiancée Alice Queen elle touchera l’argent promis. Cependant, vingt ans plus tard, elle découvre le contrat et décide de partir en quête de la vérité, au risque de réveiller les démons du passé.

L’adaptation de Michel Bussi, « Gravé dans le sable, » offre une immersion réussie dans cette histoire riche en rebondissements. Les dessins de Cédric Fernandez et le jeu de couleurs bleu/orangé apportent une esthétique agréable à la bande dessinée. L’intrigue des années 60 nous emmène de la Normandie aux États-Unis, suivant Alice dans sa quête de justice et de mémoire pour son défunt mari.

extrait bd Gravé dans le sable

Toutefois, l’adaptation ne parvient pas à retranscrire l’humour subtil du roman. Malgré cela, la bande dessinée parvient à maintenir l’attention du lecteur grâce à son rythme soutenu et aux nombreuses révélations.

Un mélange d’enquête, de mystère, et de suspense, « Gravé dans le sable » offre une expérience de lecture divertissante qui incite à découvrir davantage l’univers de Michel Bussi.

À bord de L’Étoile Matutine

Album publié en 2009 aux éditions Soleil Productions


Résumé éditeur

Adaptation du roman de Pierre Mac Orlan publié en 1920.

couverture bd À bord de L'Étoile Matutine

« UNE ÎLE AU TRÉSOR, SANS PERROQUET ET SANS ESPOIR. »
« Ceci est le titre de la préface que Francis LACASSIN a rédigé pour À bord de l’Étoile Matutine, et toutes les bonnes raisons de faire cette adaptation y sont contenues.

Ceux qui s’attendraient, en lisant cette adaptation, à trouver une aventure de pirate classique risquent d’être surpris.

En effet, il me plait de rendre compte par la bande dessinée de la peinture qu’a fait Mac ORLAN de ces existences anarchiques et de le suivre dans cette anti-épopée, privilégiant les temps morts sur les temps forts.

J’ai opté pour un style assez « classique » sur l’ensemble de l’ouvrage pour mieux « exploser graphiquement », le temps de quelques cases, dans le but d’exprimer au mieux l’humanisme désenchanté et le fantastique social qui caractérise le style de Mac Orlan. » Riff Reb’s

L’histoire en quelques mots…Un homme sur la fin de ses jours nous fait la lecture du roman de sa jeunesse. Craignant toujours le couperet de la justice, c’est sur le ton de la confidence qu’il nous raconte sa participation, plutôt en tant que témoin, au monde des gentilshommes de fortune du début du XVIII

La bd « À bord de L’Étoile Matutine » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « À bord de L’Étoile Matutine »

« À bord de L’Étoile Matutine » de Riff Reb’s est une adaptation magistrale du roman de Pierre Mac Orlan. Publié en 2009, cet album marque le début d’une série remarquable qui continue de nous enchanter. L’artiste parvient à capturer toute la force et la beauté du texte original, nous plongeant dans un monde sombre et implacable.

Le récit se déroule dans un univers maritime impitoyable, loin des clichés romantiques. Les personnages, des brigands des mers, sont dépeints de manière brutale, dévoilant leur cruauté et leur folie. Chaque chapitre nous révèle un peu plus de la noirceur de leur existence, dans un récit sombre et oppressant.

Riff Reb’s réussit à retranscrire fidèlement l’esprit du roman, tout en ajoutant sa touche artistique unique. Ses dessins puissants et expressifs, jouant habilement sur les couleurs et les expressions des personnages, apportent une intensité incroyable à l’histoire.


Ce récit ne ressemble en rien aux récits de pirates traditionnels. Il explore les profondeurs de l’âme humaine, dévoilant la violence et la désespérance qui habitent les personnages. L’album se révèle être une plongée éprouvante, mais fascinante, dans l’univers sombre de ces « gentilshommes de fortune. »

« À bord de L’Étoile Matutine » est une adaptation digne du grand écrivain qui l’a inspirée. Riff Reb’s nous offre une expérience visuelle et narrative captivante, délivrant une œuvre mémorable.

Cette bande dessinée est une véritable réussite, et nous espérons que Riff Reb’s continuera à nous offrir de telles traversées captivantes.


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Brest

L’Homme qui voulut être roi

Album publié en 2023 aux éditions Glénat


Résumé éditeur

Redécouvrez l’incroyable histoire de deux aventuriers au bout du monde, d’après le récit mythique de Rudyard Kipling (1888)

Les Indes, fin du XIXe siècle.

Deux amis, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, anciens militaires britanniques et francs-maçons, caressent un rêve fou : entrer au Kafiristan, un pays légendaire.

Ils n’ont qu’une ambition, devenir les rois de ce territoire lointain où aucun Européen n’a mis le pied depuis Alexandre le Grand !

Leur rêve pourrait bien devenir réalité grâce au journaliste, Rudyard Kipling qui va les aider dans cette quête insensée.

Contre toute attente, les deux amis vont atteindre l’eldorado et y trouver plus de beauté qu’ils n’espéraient !

Fidèles à leur règle d’or, « ni femmes, ni boissons », ils n’auront aucun mal à se faire accepter par la population indigène.

Daniel, fin stratège, saura les conseiller jusqu’à devenir un chef militaire respecté. Mais il lui faut encore patienter pour voir une couronne orner sa tête. Le jour où ses sujets voient le médaillon maçonnique qu’il porte autour du cou, ils pensent que Daniel est plus qu’un homme, peut-être même un dieu ? Aux côtés de Peachy, plus rien ne semble entraver son ascension. Plus rien et pourtant… dans ses rêves de grandeur, Daniel ne verra pas le danger arriver.

Le récit cultissime de Rudyard Kipling paru en 1888, reprenant les codes de la franc-maçonnerie, est également devenu un film à succès réalisé en 1975 par John Huston avec le duo mythique formé par Sean Connery et Michael Caine.

À travers ce one shot préfacé par Didier Convard, qui éclaire d’un jour nouveau cette incroyable aventure, Jean-Christophe Derrien et Rémi Torregrossa nous proposent une adaptation haute en couleur et une passionnante histoire d’amitié aux confins du monde.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Homme qui voulut être roi »

« L’Homme qui voulut être roi » en bande dessinée offre une belle redécouverte d’une histoire classique de Rudyard Kipling, se déroulant à la fin du XIXe siècle, où deux aventuriers, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, aspirent à devenir rois du lointain Kafiristan.

L’adaptation, réalisée par Jean-Christophe Derrien (scénario), Rémi Torregrossa (dessin), et Albertine Ralenti (couleur), suscite un fort sentiment d’immersion grâce à une mise en scène habile et des décors magnifiques.

Le récit est fidèle à l’original, mais il manque de relief et d’audace, comme si la bande dessinée avait raté l’occasion d’exploiter pleinement son potentiel. Malgré des dessins détaillés et une colorisation captivante, l’adaptation reste un peu sage, ne parvenant pas à reproduire la vivacité et la tension du film. On aurait pu espérer plus de folie et de fantaisie pour transcender l’œuvre originale.

extrait bd L'Homme qui voulut être roi

Cependant, cette bande dessinée réussit à capturer la double allégorie de l’expansionnisme britannique du XIXe siècle et de l’insatisfaction humaine perpétuelle. Les couleurs irréelles aux tons jaunes et mauves projettent le lecteur dans un univers onirique.

Malgré l’absence de l’humour du film, l’adaptation reste une belle réinterprétation de ce classique, offrant une expérience de lecture immersive, même si elle aurait pu oser davantage pour se démarquer.

Fils de ploucs 2

Album publié en 2022 aux éditions Ouest France.


Résumé éditeur

Adapté du roman de Jean Rohou publié pour la première fois le 5 avril 2005.

couverture bd Fils de ploucs 2

Entre l’église bretonne et l’école française.
Fils de ploucs a sans doute été la plus grosse vente de littérature des Éditions Ouest-France.

On doit cette analyse très juste de la culture rurale bretonne à Jean Rohou, fils de paysan de Plougourvest dans le Léon (et locuteur breton), qui est devenu professeur d’université (Rennes 2).

Dans son récit tout y passe : le rythme de vie, la religion, l’église, le cimetière et le village, l’école, le monde paysan, la langue bretonne, les voisins, la maladie, la mort, etc.

Cette histoire est désormais proposée en roman graphique.

Ce deuxième tome, De l’Eglise bretonne à l’école française se penche sur l’éducation religieuse de Jean dans son Léon natal alors très catholique, sur ses premiers pas à l’école publique du village et son apprentissage du français.

On retrouve avec bonheur tous les personnages du village, ses parents, l’institutrice et Monsieur le Recteur.

Les dialogues ne se privent pas d’expressions en langue bretonne (traduites) qui ne manquent pas de sel. Le roman graphique parle de tous ces sujets, met en scène les personnages, et raconte un monde disparu et attachant.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Fils de ploucs 2 »

La BD « Fils de Ploucs 2 » est une adaptation captivante de l’enfance de Jean Rohou, qui a grandi dans la campagne bretonne des années 1930. Cette histoire, tirée de ses souvenirs, nous plonge dans une époque révolue, mettant en lumière la vie quotidienne des villageois du Finistère nord.

Le récit est à la fois enrichissant et simple, dévoilant une existence marquée par la religion, la routine villageoise, et un avenir tout tracé.

Le dessin, de style naïf en noir et blanc avec des touches de couleur, apporte une touche malicieuse à cette vie rustique. On découvre l’importance des superstitions et des traditions locales, ainsi que les réalités de la vie paysanne.

Ce roman graphique nous offre un témoignage riche, évoquant des similitudes avec la jeunesse de nombreuses familles rurales de l’époque.

Il incarne une ode à la vie simple, aux petites joies du quotidien, aux valeurs familiales, et à l’aspiration à une vie différente malgré un fort attachement aux racines.

« Fils de Ploucs 2 » est une belle adaptation qui permet de découvrir une Bretagne oubliée et qui séduira les lecteurs de tous âges.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Plougourvest

Histoires de Bretagne – T02 – Le sang de la Sirène

Album publié en 2007 aux éditions Soleil Production.


Résumé éditeur

D’après la nouvelle d’Anatole Le Braz publiée en 1897.

couverture bd Le sang de la Sirène

Qui voit Ouessant, voit son sang...

1895. Anatole, un écrivain en quête de légendes, accoste sur l’île d’Ouessant, radeau de granit battu par les féroces éléments de l’Atlantique.

On y évoque les sirènes, douze vierges belles comme des anges mais perverses comme des démons, dont les chants étaient autant d’appels d’amour et de mortelles étreintes.

On raconte aussi qu’un îlien en pêcha une dans ses filets. Cet homme était le plus fier et le plus beau des gars d’Ouessant.

Elle le fit roi de la mer, les vagues lui apportaient les poissons et les épaves, les vents et les courants lui obéissaient, mais la malédiction des sirènes fut implacable et se poursuit encore sur tous ses descendants.

C’est cette sombre histoire qu’Anatole va découvrir au gré de ses rencontres avec les Ouessantins… celle du Sang de la Sirène. »


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le sang de la Sirène »

« Le Sang de la Sirène » est une adaptation captivante d’une légende bretonne issue de l’œuvre d’Anatole le Braz.

L’histoire suit l’écrivain lui-même, Anatole, à la recherche d’inspiration sur l’île d’Ouessant, où il découvre la sombre légende des sirènes.

Cette bande dessinée offre une immersion fluide dans le folklore breton, capturant à merveille l’atmosphère mystique de l’île.

Les dessins de Sandro sont un véritable régal pour les yeux, avec des paysages maritimes magnifiquement détaillés.

extrait bd "Le sang de la Sirène"

« Le Sang de la Sirène » est une belle découverte qui plaira aux amateurs de légendes et de fantastique, offrant une expérience visuelle impressionnante et une histoire plaisante.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Ile de Ouessant

Histoires de Bretagne – T05 – Quand souffle le vent des îles

Album publié en 2012 aux éditions Soleil Production


Résumé éditeur

D’après la nouvelle d’Anatole Le Braz publiée en 1905 dans dans son recueil Contes du soleil et de la brume.

Julien Le Denmat, un éclopé de la guerre de Crimée, revient dans sa Bretagne natale comme lieutenant des douanes.

Les sept îles au large de Perros-Guirec constituent un repère idéal pour les trafics en tous genres, mais Julien constate avec surprise que les signalements d’infractions sont rares. Trop rares d’ailleurs…

On dit que Gonéry Lézongar, le maire local, a su imposer une loi martiale dans sa ville.

On dit aussi qu’il est frère de fraudeurs qu’il a répudiés, et que seule sa fille, la belle Véfa, compte à ses yeux…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Histoires de Bretagne – T05 – Quand souffle le vent des îles »

Quand souffle le vent des îles nous transporte au XIXème siècle, au cœur de l’archipel des Sept-Îles en Bretagne, où les douaniers traquent les fraudeurs.

Cette bande dessinée intrigue dès le départ avec son protagoniste, Julien Le Denmat, un homme de guerre de Crimée de retour en Bretagne en tant que lieutenant des douanes. L’histoire se déroule dans un cadre magnifiquement illustré, dépeignant la puissance de la mer et la beauté des îles.

extrait Quand souffle le vent des îles

L’ensemble reste de bonne qualité et offre une lecture agréable. Les références aux légendes bretonnes ajoutent une dimension mystérieuse et angoissante à l’histoire.

« Quand souffle le vent des îles » ne révolutionne pas le genre, mais il offre un divertissement solide, parfait pour les amateurs de récits historiques et de contes régionaux.

Une belle immersion dans un monde de superstitions et de mystères qui vaut la peine d’être découvert.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Les Sept iles