Le dossier corse – La contre-enquête
Album publié en 1999 aux Editions DCL.

De ces ruines ancestrales sont nées des vies. La mort laisse toujours la nature reprendre le dessus. D’autres vies se construiront sur ces pierres.
Moi, Corsu, je suis le désert, l’arbre et la vie. Je suis Mazzeru…
Avec Corsu – Le chasseur d’éclaircies nocturnes, Éric Rückstühl propose une œuvre qui navigue habilement entre onirisme et réalisme, plongeant ses lecteurs dans un univers chargé de mystère.
La bande dessinée s’articule autour du mazzérisme, une tradition corse singulière où les rêves prophétiques annoncent des événements tragiques. Cette toile de fond confère au récit une profondeur fascinante, amplifiée par l’atmosphère presque palpable de la forêt corse, théâtre d’une chasse aux sangliers hors du commun.
Les illustrations, point fort de l’œuvre, saisissent avec brio les nuances des paysages insulaires. Éric Rückstühl parvient à traduire la beauté brute et sauvage de la Corse, tout en y insufflant une part de mysticisme. Les jeux d’ombres et de lumières participent à créer une ambiance à la fois inquiétante et captivante, reflétant l’équilibre précaire entre les croyances ancestrales et une modernité qui semble toujours en retrait.
Corsu – Le chasseur d’éclaircies nocturnes est une œuvre singulière qui ravira les passionnés de récits Corses. Elle offre une expérience graphique et narrative qui honore la richesse culturelle de la Corse.
Album publié en 2023 aux éditions DCL.

Petit-fils de meunier, enfant de Morosaglia, Pasquale Paoli était sans doute prédestiné à occuper une place importante dans l’histoire européenne du siècle des Lumières.
Son influence fut même mondiale, lorsque l’on sait que les révolutionnaires américains, contemporains de Paoli, s’inspirèrent de ses travaux pour la constitution d’un monde neuf, basé sur une nouvelle approche de notions telles que la liberté, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou l’égalité entre les hommes.
En son temps, Pasquale Paoli était un homme illustre, admiré dans toute l’Europe, un chef d’État novateur pour les uns, mais aussi un simple brigand pour d’autres.
Mais Paoli était avant tout un homme, un Corse, avec ses valeurs, ses rêves et ses espoirs. » Patria et Libertà » criait-il !
Tout est là…
Sur un fond historique rigoureux, Frédéric Bertocchini (scénario et dialogues) et Éric Rückstühl (dessins), se sont surtout attelés à peindre l’Homme.
De Morosaglia, à Ponte Novu, du régiment napolitain Corsica, aux salons aristocrates britanniques, en passant par la table de Robespierre, Paoli était avant tout un homme de Lumière
« Paoli« , fruit de la collaboration entre Frédéric Bertocchini et Éric Rückstühl, se démarque comme une épopée visuelle et narrative, plongeant le lecteur au cœur des bouleversements historiques de la Corse du XVIIIe siècle. À travers les lignes dessinées avec finesse par Rückstühl et les mots ciselés de Bertocchini, nous rencontrons Pasquale Paoli, figure emblématique dont l’empreinte sur l’histoire européenne des Lumières demeure indélébile.
Dans cette bande dessinée, la vie de Paoli se déploie avec une force évocatrice, révélant un homme complexe, tour à tour chef de guerre, homme politique et visionnaire. Des montagnes de Morosaglia aux salons de l’aristocratie britannique, chaque cadre est minutieusement dessiné pour nous transporter dans l’univers de ce héros corse.
« Paoli » est une œuvre captivante qui célèbre avec brio l’héritage de cet homme de Lumière. Entre patriotisme et quête de liberté, cette bande dessinée nous offre un voyage fascinant à travers l’histoire mouvementée d’une île et de son peuple.
Album publié en 2018 aux éditions DCL.
Paoli l’intégrale Edition Luxe.

Cet album retrace la (véritable) destiné hors du commun d’un homme aux idées novatrices. Pasquale Paoli a 5 ans lorsque les «montagnards» corses décident de se révolter contre la République de Gênes.
Nous sommes en 1730. La Corse est génoise depuis des centaines d’années, mais au coeur des montagnes, le peuple revendique toujours et encore, contre l’occupant, le droit à l’indépendance.
L’enfance de Pasquale Paoli est souffrance. La guerre civile déchire son pays. Contraint à l’exil, il rejoint le régiment Corsica à Naples. Mais à 30 ans, Pasquale Paoli est de retour sur la terre de ses ancêtres et est proclamé Général de la nation Corse.
Désormais, retranchés dans l’intérieur de l’île, les Corses frappent monnaie, fondent un port de commerce, créent une marine corsaire, une université, une Imprimerie nationale.
Pasquale Paoli apporte également à son peuple une constitution profondément démocratique, avec droit de vote pour les femmes, justice et équité. L’Europe des Lumières, les francs-maçons du monde entier soutiennent Paoli et son oeuvre idéologiques et législatives hors du commun. Vaincus, les Génois retirent leurs troupes de Corse et vendent alors l’île – pourtant indépendante et prospère – à Louis XV, roi des Français.
Une autre guerre commence… Une guerre trop inégale entre un peuple sans le sou, et la plus grande puissance mondiale.
« Paoli » est le recueil des 3 premiers tomes de la série Paoli. Le Tirage Luxe a été limité à 2000 exemplaires. Vous pouvez retrouvez les critiques ce chaque tomes ci dessous.
Album publié en 2013 aux éditions DCL.
Paoli l’intégrale collector.

Petit-fils de meunier, enfant de Morosaglia, Pasquale Paoli était sans doute prédestiné à occuper une place importante dans l’histoire européenne du siècle des Lumières.
Son influence fut même mondiale, lorsque l’on sait que les révolutionnaires américains, contemporains de Paoli, s’inspirèrent de ses travaux pour la constitution d’un monde neuf, basé sur une nouvelle approche de notions telles que la liberté, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou l’égalité entre les hommes.
En son temps, Pasquale Paoli était un homme illustre, admiré dans toute l’Europe, un chef d’Etat novateur pour les uns, mais aussi un simple brigand pour d’autres.
Mais Paoli était avant tout un homme, un Corse, avec ses valeurs, ses rêves et ses espoirs. « Patria et Libertà » criait-il ! Tout est là…
Sur un fond historique rigoureux, Frédéric Bertocchini (scénario et dialogues) et Eric Rückstühl (dessins), se sont surtout attelés à peindre l’Homme.
De Morosaglia, à Ponte Novu, du régiment napolitain Corsica, aux salons aristocrates britanniques, en passant par la table de Robespierre, Paoli était avant tout un homme de Lumière. Cet album réunit l’histoire complète de Pasquale Paoli en bande dessinée.
Les lecteurs pourront ainsi y retrouver : La Jeunesse de Paoli, Le Père de la Patrie, Ponte Novu ainsi que 8 pages de BD inédites et 22 pages bonus de making-of, révélant tous les dessous de la série.
« Paoli – La Légende » est le recueil des 3 premiers tomes de la série Paoli. Vous pouvez retrouvez les critiques ce chaque tomes ci dessous.
Album publié en 2018 aux éditions DCL.

Nous sommes en 1855. Napoléon III vient d’ordonner la création de centres pénitentiaires pour enfants.
Pour Joachim Evain, un petit breton de onze ans, une nouvelle vie commence. Depuis sa voiture cellulaire qui le conduit sur le port de Marseille, Joachim et ses compagnons d’infortune se familiarisent avec leur nouvel environnement.
Joachim devient le « vautour », l’esclave de Xavier, un garnement à peine plus âgé que lui, qui le martyrise.
Puis, les enfants sont conduits en Corse, près d’Ajaccio, afin d’intégrer le « bagne de la honte ».
Ce récit, poignant et dérangeant, nous raconte les conditions de vie de ces enfants que l’on a traité comme des hommes.
Une histoire vraie qui demeure une verrue de notre l’Histoire moderne. Afin de ne pas oublier, les 300 gamins, morts dans ce bagne, entre 1855 et 1866.
« Le bagne de la Honte » de Frédéric Bertocchini et Eric Rückstühl est une bande dessinée qui plonge profondément dans l’obscurité de l’histoire française. Elle révèle une tradition longtemps cachée et meurtrière : l’emprisonnement des enfants.
Cette œuvre en deux tomes raconte avec précision et sensibilité l’histoire poignante des enfants du bagne de Saint-Antoine en Corse, en 1855, sous le règne de Napoléon III.
Les auteurs nous livrent un récit bouleversant des conditions inhumaines dans lesquelles ces jeunes délinquants, condamnés pour des actes de toutes gravités, étaient forcés de vivre.
Les mauvais traitements, les privations, l’isolement, et même la violence sexuelle faisaient partie intégrante de leur quotidien. Pourtant, au milieu de cette horreur, une lueur d’espoir brille à travers la romance naissante entre l’un des enfants condamnés et la fille du garde-chasse.
Eric Rückstühl offre un style réaliste. Son travail sur les décors et les personnages est captivant, et l’histoire est si prenante qu’on ne peut s’empêcher d’être envouté.
« Le bagne de la Honte » est une BD qui permet de découvrir cette période sombre de l’histoire française et Corse, offrant un aperçu poignant et dérangeant de la vie de ces enfants sacrifiés par un système impitoyable.
Albums publiés en 2017 aux éditions DCL

Sampiero Corso est le plus célèbre des Personnages historiques corses, avec Napoléon et Pasquale Paoli.
Il rencontra les plus grands de son siècle agité, inspira Shakespeare, et devint une légende sur les champs de bataille jusqu’à Alger, où on l’appelait le « roi des corses ».
Sempiero Corso était un mercenaire, un condottiere, un héros qui devint un mythe de son vivant.
Cette bande dessinée en deux épisodes, réunie ici en un seul volume, raconte sa légendaire histoire…
Après les séries Paoli et Le Bagne de la honte, Frédéric Bertocchini et Eric Ruckstuhl poursuivent, aux éditions DLC, leur immense fresque historique en bande dessinée.
Les auteurs continuent de nous raconter l’histoire de la Corse, et les Corses de l’histoire, avec brio.
Cette série a été récompensée par le Prix Public du festival de la BD de Longvic (Côte-d’or).
La bande dessinée « Sampiero Corso » de Frédéric Bertocchini, illustrée par Éric Rückstühl, nous plonge dans les méandres de l’histoire corse avec une verve graphique saisissante.
L’ouvrage, qui se veut à la fois didactique et divertissant, met en lumière la vie tumultueuse de Sampiero Corso, figure emblématique de la résistance corse au XVIe siècle, dont les exploits militaires ont marqué son époque.

À travers des dessins expressifs et une mise en couleur qui évoque avec justesse l’atmosphère de l’époque, Rückstühl donne vie au scénario rigoureusement documenté de Bertocchini. La narration est fluide, malgré la densité historique, et les personnages sont dotés d’une épaisseur psychologique qui transcende le simple récit historique.
Une œuvre à la fois éducative et esthétiquement plaisante, qui saura ravir les amateurs d’histoire et de bandes dessinées Corses.
Album publié en 2015 aux éditions DCL

Le 21 août 1975, menées par Edmond Simeoni, quelques dizaines d’hommes, armés de fusils de chasse, investissent une cave viticole située à Aleria, en Plaine Orientale (Corse).
Il s’agit de la cave Depeille, suspecté d’être mêlé à un scandale financier.
Au petit matin, les employés sont mis à la porte sans violence et les militants investissent les lieux. Ils taguent les murs, hissent des drapeaux corses, barricadent les fenêtres et convoquent la presse.
Dans la journée, des hommes et des femmes, venus de toute la Corse,…
La bande dessinée Aléria 1975 plonge le lecteur au cœur des événements réels qui ont secoué la Corse en 1975.
Le récit, basé sur de nombreux témoignages, offre une immersion intense dans cette histoire méconnue.
Les dessins, détaillés et soignés, renforcent l’impact émotionnel de l’histoire. Le scénario retrace le siège de la cave viticole d’Aléria par des nationalistes, une situation qui a rapidement tourné au drame.
En suivant le protagoniste Edmond Simeoni, la bande dessinée permet au lecteur de ressentir les tensions et les émotions vécues lors de cet événement.
Aléria 1975 est un album fascinant qui rend hommage à la mémoire de ces événements historiques.
Album publié en 2011 aux éditions DCL.

Après le premier épisode, Castellucciu, Frédéric Bertocchini (scénario), Eric Rückstühl (dessins), et Rémy Langlois (couleurs), continuent de nous raconter l’histoire poignante et dérangeante du bagne des enfants de Castellucciu, sur les hauteurs d’Ajaccio.
Sous le Second Empire, des centaines d’enfants furent envoyées dans cet endroit sordide et insalubre, et des dizaines y périrent dans l’indifférence générale.
Dans ce second et dernier épisode, les auteurs nous racontent, à travers l’histoire de Joachim Evain et d’Antoine Teurice, la brutalité de ce monde, sans foi ni loi, où règnent l’horreur et le déshonneur.
Pourtant, malgré tout, l’espoir est toujours là.
Aussi, lorsqu’un petit bagnard s’éprend violemment de Francesca, une jeune Corse, l’amour sortira-t-il vainqueur ?
Dans « Le Bagne de la Honte – Tome 2 – Francesca« , Frédéric Bertocchini et Michel Espinosa nous plongent dans l’univers carcéral d’un bagne pour enfants en Corse, au XIXe siècle. À travers le destin tragique de Francesca, jeune fille injustement emprisonnée, les auteurs dénoncent les dérives d’un système répressif et inhumain.
La force de cette bande dessinée réside dans la rigueur historique de son enquête et la justesse de son propos. Bertocchini s’appuie sur des faits réels pour construire son récit, et évite habilement les écueils du pathos ou du manichéisme. Les personnages sont fouillés et nuancés, l’intrigue est captivante, et le lecteur est pris dans une spirale d’émotions qui le mène de la colère à l’indignation, en passant par l’empathie et la compassion.
Le dessin d’Espinosa, précis et réaliste, restitue parfaitement l’atmosphère oppressante du bagne. Les décors sont soignés, les personnages sont expressifs et les jeux d’ombre et de lumière renforcent la dramaturgie du récit.
« Le Bagne de la Honte – Tome 2 – Francesca » est une bande dessinée historique de qualité, qui mêle avec brio enquête documentaire et fiction narrative. Elle nous plonge dans un pan méconnu et douloureux de l’histoire corse, tout en nous interrogeant sur les dérives d’un système répressif et injuste.
Un récit poignant et nécessaire, servi par un dessin réaliste et soigné.
Albums publiés en 2020 aux éditions DCL.

Appelé par certains «l’homme d’Aleria» et par d’autres «le père du nationalisme corse», Edmond Simeoni a incontestablement laissé une empreinte dans l’histoire de la Corse contemporaine.
De la contestation contre les essais nucléaires de l’Argentella en 1960 jusqu’au triomphe des idées en 2015, du combat écologique contre les «boues rouges» en 1973 au drame d’Aleria en 1975, il fut de toutes les luttes.
Dans sa cellule de Fresnes ou bien dans l’hémicycle de l’assemblée de Corse, Edmond Simeoni resta surtout fidèle à lui-même : un humaniste épris de justice et de liberté.
Dans ce second volume, Frédéric Bertocchini et Michel Espinosa nous racontent les années tourmentées, la prison, le procès, mais aussi les succès politiques et idéologiques d’Edmond Simeoni.
Dans « Edmond Simeoni – Tome 2 – Pour la liberté« , Frédéric Bertocchini poursuit son exploration narrative de la vie d’un homme qui a marqué l’histoire de la Corse. Si le premier tome posait les bases d’une biographie dense et captivante, ce deuxième opus approfondit le récit avec les années de luttes, de prison et les victoires idéologiques de Simeoni.
Le scénario est rythmé et bien construit, tieny le lecteur en haleine. Les thèmes politiques sont abordés de manière équilibrée, sans prendre parti pour l’un ou l’autre camp. Bertocchini montre les souffrances et les injustices subies par les Corses, mais aussi les excès et les dérives du mouvement indépendantiste.
Les dessins de Michel Espinosa sont réalistes et expressifs, retranscrivant avec justesse les paysages corses et les émotions des personnages. Cependant, certaines scènes manquent parfois de dynamisme et de fluidité, ce qui peut rendre la lecture un peu statique.
En conclusion, « Edmond Simeoni – Tome 2 – Pour la liberté » est une bande dessinée de qualité qui offre une vision nuancée de la lutte pour l’indépendance de la Corse. Ce tome, élaboré à partir de témoignages directs de Simeoni, transcende le genre du récit biographique. Il interroge sur la nature de l’engagement, sur la fine ligne entre convictions personnelles et responsabilités publiques, et surtout sur l’héritage laissé par un homme à sa nation.