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Macbeth, roi d’Écosse – Tome 1 – Le Livre des sorcières

Album publié en 2019 aux éditions Glénat


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Shakespeare publié en 1623.

Une relecture flamboyante du mythe de Shakespeare

couverture bd Macbeth, roi d'Écosse - Tome 1

Écosse, XIe siècle. De retour dans leur fief après un long combat contre les armées norvégiennes, Macbeth et Banquo, deux valeureux guerriers, rencontrent trois sorcières sous l’orage.

Leur prophétie est formelle : le premier deviendra roi, tandis que le second verra ses descendants le devenir.

La suite est connue : meurtres, drames et trahisons composeront l’un des plus célèbres textes de Shakespeare.

Avec Macbeth, roi d’Écosse, Guillaume Sorel et Thomas Day proposent une nouvelle lecture de cette œuvre fondatrice.

S’ils prennent appui sur la pièce d’origine, les auteurs y intègrent de nouveaux éléments issus de la légende écossaise à la source du personnage et mettent également en avant la très machiavélique Lady Macbeth, dont le rôle réel chez Shakespeare est finalement plus secondaire que ce que la postérité en a retenu.

Préparez vous pour une épopée aussi dramatique que violente, au fil de pages pleines de sang et de fureur, marquées du sceau de la mort inéluctable !

Un album flamboyant et somptueux, dont l’essence se résume par les mots de Macbeth lui-même : « J’ai marché si avant dans le sang que si je cessais maintenant de m’y plonger, retourner en arrière serait aussi ardu que d’aller de l’avant. »

La bd « Macbeth, roi d’Écosse – Tome 1 » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Macbeth, roi d’Écosse – Tome 1 »

Dans l’éclat sombre des Hautes Terres du XIe siècle, la bande dessinée « Macbeth, roi d’Écosse – Tome 1 » se dresse comme un monolithe narratif, une adaptation audacieuse qui tisse l’ancien et le moderne en une tapestrie visuelle saisissante.

Les auteurs ont plongé avec habileté dans l’abîme shakespearien, en extrayant une substance nouvelle, tout en préservant l’intégrité spectrale de l’œuvre originale.

La trame nous est familière : Macbeth, le guerrier, après avoir trempé son épée dans le sang des ennemis norvégiens, se trouve confronté aux prophéties orageuses de trois sorcières. C’est ici que le dessin prend toute son importance, incarnant la foudre et la destinée avec une force presque palpable. La promesse d’un trône conduit à l’inévitable descente vers la meurtrière ambition, une thématique que le volume capture avec une grâce brutale.

L’œuvre se présente non seulement comme une réinterprétation, mais comme une véritable réincarnation de la tragédie de Macbeth. Elle excelle dans l’art délicat de l’adaptation, où tant d’autres ont échoué, selon les critiques. Ce premier tome, composant la moitié d’un diptyque prometteur, s’élève magistralement au-dessus de ses prédécesseurs graphiques.

Le dessin lui-même est une allégorie visuelle, jouant sur les thèmes de la maternité et de la brutalité, posant des questions sur la nature même de l’ambition et de la survie. La figure de Macbeth reste fidèle à l’archétype shakespearien, mais est rendue avec une profondeur psychologique qui interpelle le lecteur moderne.

« Macbeth, roi d’Écosse – Tome 1 » est une œuvre qui mérite d’être étudiée et appréciée pour son audace narrative et sa richesse visuelle.

Elle est un ajout estimable à la bibliothèque de toute âme qui se délecte des récits classiques réimaginés avec vigueur et intelligence.

Roméo et Juliette

Album publié en 2023 aux éditions Glénat (D’après la pièces de William Shakespeare, 1597)


Résumé éditeur

Redécouvrez le plus grand mythe amoureux de tous les temps…

couverture bd Romeo et Juliette

Vérone, 1330.

Ennemis jurés, les Cappelletti et les Montecchi se cherchent indéfiniment querelle. Le gouverneur de la ville rêve de mettre fin à cette inimitié, en vain.

Si la paix doit un jour apaiser les deux familles, elle viendra d’un mariage…

Car Roméo Montecchi aime une Cappelletti, Juliette !

Au péril de leur vie, les deux amants décident de s’unir en secret devant le Frère Lorenzo di Reggio.

Hélas, suite à un nouveau bain de sang dans les rues de Vérone, Roméo est condamné à l’exil. Juliette, inconsolable, sera promise à un autre homme…

Dans leur tentative de sceller la paix et de voir leur amour triompher, les jeunes gens vont écrire leur histoire pour l’éternité.

Conte italien popularisé grâce à la tragédie de Shakespeare, l’histoire de Roméo et Juliette, symbolisant la pureté de l’amour, est admirablement illustrée par le trait délicat de Gianenrico Bonacorsi.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Roméo et Juliette »

Dans cette relecture graphique de « Roméo et Juliette« , Clotilde Bruneau, Luc Ferry et Gianenrico Bonacorsi nous offrent une plongée dans l’univers pré-shakespearien avec une adaptation de la nouvelle de Luigi da Porto.

Si certains pourraient regretter l’intensité dramatique de l’œuvre originale de Shakespeare, cette bande dessinée se distingue par sa fidélité à des sources plus anciennes, permettant ainsi une redécouverte culturelle.


La robustesse du trait de Bonacorsi sert d’écrin à une narration dense et intelligente, enrichissant l’expérience de lecture par son fond didactique. Cette bande dessinée nous convie à explorer avec finesse les mariages arrangés et les traditions amoureuses d’antan, offrant ainsi une résonance éducative et culturelle à cette histoire intemporelle.

C’est un régal pour ceux qui cherchent à allier plaisir de lecture et enrichissement culturel.

Don Juan – Tome 1 – L’abuseur de Séville

Album publié en 2023 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté de l’œuvre de Tirso de Molina parue en 1630.

Gare à celles qui croisent la route de Don Juan…

couverture bd Don Juan - Tome 1 - L abuseur de Seville

Don Juan est un séducteur sans scrupules, toujours en quête d’aventures amoureuses.

À Naples, il attire à lui, à l’aide d’un infâme subterfuge, la Duchesse Isabella, promise à Don Octavio, puis s’enfuit vers l’Espagne.

Sur sa route, il trompera également la belle Tisbea avec le même aplomb. Comme toujours, il promet le mariage puis laisse derrière lui de jeunes femmes éplorées !

Désormais à Séville, il s’apprête à se jouer de la sorte de Dona Ana, dont son ami Mota est épris.

Pendant ce temps, ses agissements scandaleux à Naples obligent son père à le condamner à l’exil. Mais rien ne semble arrêter Don Juan

Manipulateur, orgueilleux, il se moque des conventions et de la morale. La sentence divine ne tardera cependant pas à frapper d’une main vengeresse…

De Molière à Richard Strauss, en passant par Mozart, Pouchkine et d’autres, la figure de Don Juan a traversé les siècles.

Sous la direction de Luc Ferry, le mythe renaît en revenant à la pièce originelle de Tirso de Molina, jouée sur scène dès 1630, et nous fait découvrir toute la complexité perfide et démoniaque de ce personnage de légende.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Don Juan – Tome 1 – L’abuseur de Séville »

Dans cette réinterprétation graphique du mythe de Don Juan, la bande dessinée « Don Juan – L’abuseur de Séville » se distingue par son traitement profondément sombre et complexe du personnage éponyme.

Les auteurs ont su capter l’essence de la duplicité et de l’amoralité de Don Juan, un séducteur machiavélique qui, loin de se contenter d’une superficialité libertine, s’engage dans la corruption des femmes avec une froideur calculatrice.

Ce premier tome, avec son dessin incisif et son récit dense, promet non seulement une immersion dans l’âme torturée de son protagoniste mais aussi une réflexion acérée sur les moeurs d’une époque qui, sous le vernis de la vertu, dissimule des vices profonds.

La suite, attendue avec impatience, devrait poursuivre cette exploration de la nature humaine, aussi sombre soit-elle.


Carmen

Album publié en 2023 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Passion fatale : le chef d’œuvre de Mérimée en BD. 

couverture bd carmen

Écrite en 1845 et publiée en 1847, Carmen, la nouvelle de Prosper Mérimée, raconte l’histoire de l’amour fou d’un Basque déraciné pour une enfant de bohème, sans patrie ni attaches.

Lorsque José, brigadier-brigand, rencontre Carmen, l’amour-passion à sens unique qu’il lui voue le mènera vers l’abîme et le féminicide.

Cette tragédie aborde les sujets de l’amour obsessif, de la jalousie mais aussi de la liberté, et se déroule sous le soleil ardent de Séville. Le personnage de Carmen s’y révèlefigure vénéneuse et manipulatrice, une véritable incarnation démoniaque.

Luc Ferry redonne ici vie à ce récit légendaire qui a traversé les siècles et inspiré tant de représentations jusqu’à nos jours.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Carmen »

Dans sa dernière offrande graphique, « Carmen« , Luc Ferry, appuyé de Clotilde Bruneau et et l’art Gianenrico Bonacorsi, nous convie à un ballet visuel des émotions humaines les plus vives. L’ouvrage plonge dans les profondeurs de la passion destructrice, avec Carmen, figure de femme fatale, tissant autour de Don José une toile de désir et de désespoir.

La tension entre la liberté indomptable de Carmen et l’ordre rigide de Don José incarne une collision inévitable des idéaux. L’adaptation n’est pas seulement fidèle, mais élevatrice, rendant hommage à Mérimée par une relecture moderne qui pose un regard neuf sur la fatalité amoureuse et les conflits culturels.

Une réussite graphique qui transcende le temps, « Carmen » est un miroir poignant des contradictions humaines

Le Nom de la Rose – Tome 1

Album publié en 2023 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

Adapté du roman d’Umberto Eco publié le 6 octobre 1980.

Quand le maître italien du Neuvième art revisite le chef-d’œuvre d’Umberto Eco.

couverture bd Le Nom de la Rose tome 1

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l’Italie, plusieurs moines sont retrouvés morts.

Pour mettre un terme à ces inquiétantes disparitions avant l’arrivée d’une importante délégation de l’Église, le frère Guillaume de Baskerville tente de lever le voile sur ce mystère qui attise toutes les superstitions.

Assisté par son jeune secrétaire Adso de Melk, il va progressivement percer à jour les troubles secrets de la congrégation, et se heurter à la ferme interdiction d’approcher la bibliothèque de l’édifice.

Pourtant, Baskerville en est persuadé, quelque chose se trame entre ses murs. Et bientôt, à la demande du pape, l’inquisiteur Bernardo Gui se rend à son tour au monastère et s’immisce dans l’enquête.

Les morts s’accumulent et la foi n’est d’aucun secours…

Événement ! Milo Manara s’attelle à l’adaptation en deux tomes du chef d’œuvre d’Umberto Eco, vendu à plusieurs millions d’exemplaires et traduit en 43 langues.

Après Jean-Jacques Annaud au cinéma (1986), c’est un nouvel artiste de prestige qui s’empare du célébrissime polar médiéval. À la demande des héritiers Eco, Manara a eu carte blanche pour donner sa vision de l’œuvre, et a pour cela choisi un triple parti pris graphique très audacieux.

Son adaptation s’ouvre en effet sur Umberto Eco lui-même s’adressant au lecteur, dessiné dans un noir et blanc classique. Puis commence l’intrigue médiévale elle-même, et là Manara renoue avec le noir et blanc au lavis, rehaussé d’effets de matières et de modelés qu’il a déjà utilisé pour Le Caravage.

Enfin, chacun sait que les livres tiennent un rôle fondamental dans l’intrigue, et Manara s’amuse donc de temps à autre à recréer des enluminures d’époque, réalisées à la manière des moines copistes du Moyen Âge.

L’ensemble est mis en couleurs par la propre fille de Manara sous la supervision de son père, là aussi selon la même méthode qui a présidé à la réalisation du Caravage.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Nom de la Rose – Tome 1 »

Milo Manara, l’artiste italien de renom, se lance dans l’adaptation de « Le Nom de la Rose » d’Umberto Eco en deux tomes. Dans un décor médiéval, en 1327, une abbaye bénédictine est le théâtre de mystérieuses morts. Frère Guillaume de Baskerville et son jeune secrétaire, Adso de Melk, mènent l’enquête malgré l’interdiction d’approcher la bibliothèque. L’inquisiteur Bernardo Gui se joint à eux, mais les morts s’accumulent, défiant la foi.

Manara a obtenu une carte blanche des héritiers d’Eco pour créer son adaptation. Son approche graphique est audacieuse, mélangeant noir et blanc classique, lavis, et reconstitutions d’enluminures d’époque. La mise en couleurs par sa fille ajoute une dimension unique à l’œuvre.

« Le Nom de la Rose » en bande dessinée est un hommage à l’œuvre originale, mettant en valeur les talents d’adaptation de Manara. Le choix de Marlon Brando pour incarner Baskerville apporte du charisme, et l’ambiance visuelle nous plonge dans un monde médiéval oppressant et mystérieux.

extrait bd Le Nom de la Rose - Tome 1

Manara réussit à préserver l’essence du récit tout en adaptant habilement les aspects visuels. Cette adaptation complexe est une prouesse artistique, et Manara démontre une polyvalence impressionnante. La bande dessinée offre une immersion visuelle captivante, avec une utilisation subtile de la couleur.

« Le Nom de la Rose » en bande dessinée est une célébration de l’œuvre d’Eco et du talent de Manara, un mariage parfait entre deux grands artistes italiens.


Un avion sans Elle

Album publié en 2021 aux éditions Glénat


Résumé éditeur

Le best-seller de Michel Bussi en bande dessinée ! (publié sous forme de roman en 2012)

couverture bd Un avion sans Elle

Crédule Grand-Duc veut mourir. L’enquête de sa vie a échoué…

Depuis dix-huit ans, il cherche l’identité de Lylie, la miraculée du mont Terrible, une petite fille rescapée du crash du vol Istanbul-Paris survenu le 23 décembre 1980.

Car deux bébés étaient à bord ! Les Carville et les Vitral, deux familles que tout oppose — les Carville, issus de la haute bourgeoisie industrielle française, et les Vitral, vendeurs de frites sur la côte normande — se disputent celle que la presse ne tarde pas à surnommer « Libellule ».

La justice finit par confier l’éducation de Lylie aux modestes Vitral.

Engagé par les Carville, le détective s’est lancé dans un périple de dix-huit ans d’interrogations, d’hypothèses, de coups tordus et d’échecs… Et puis… alors qu’il va presser la détente, Crédule observe une dernière fois la une du journal de l’époque… Soudain, tout est clair…

Drame familial, polar parfaitement huilé et quête d’identité, l’adaptation au cordeau du roman de Michel Bussi orchestrée par Fred Duval se voit sublimée par la patte graphique et la narration de Nicolaï Pinheiro.

Véritable page-turner, ce récit dense aux personnages complexes et attachants promène le lecteur dans les mystères de l’enquête autant que dans les décors des quartiers parisiens, les chemins de grande randonnée du Jura ou du front de mer dieppois.

À la manière d’un subtil tour de magie, Un avion sans elle dévoile progressivement ses secrets pour mieux cacher le tour qu’il est en train de nous jouer.

La bd « Un avion sans Elle » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Un avion sans Elle »

« Un avion sans elle, » adaptation en bande dessinée du best-seller de Michel Bussi, nous offre un polar haletant mêlé à une quête d’identité captivante. L’histoire s’articule autour de l’unique survivant d’un crash aérien en 1980, deux familles revendiquant sa filiation. Le récit s’étend sur 18 ans, oscillant entre présent et passé, avec des rebondissements ingénieux qui maintiennent le suspense.

L’adaptation par Fred Duval se révèle être un travail remarquable. Il parvient à équilibrer la double temporalité de l’histoire, tout en élaguant les éléments superflus du roman pour gagner en efficacité. Les couleurs de l’artiste brésilien Nicolaï Pinheiro créent une atmosphère évocatrice, avec des détails authentiques qui ancrent le récit dans son contexte socio-culturel.

extrait bd Un avion sans Elle

Si le dessin peut sembler un peu anguleux, il compense par l’expressivité des personnages. Le traitement des lieux et des époques est minutieux, et les références cinématographiques ajoutent une dimension supplémentaire à l’histoire.

« Un avion sans elle » en bande dessinée est une adaptation réussie qui sait sublimer l’essence du roman de Michel Bussi. L’intrigue est bien menée, les personnages gagnent en épaisseur, et le lecteur est entraîné dans un tourbillon de mystères. Un excellent album, à la fois percutant et divertissant.

À découvrir sans hésitation.

Les Grandes Batailles de chars – Koursk

Album publié en 2023 aux éditions Glénat


Résumé éditeur

Hitler ne passera pas !

couverture bd Koursk

Koursk, 1943. Alors que les forces allemandes viennent de subir une lourde défaite à Stalingrad, Hitler, certain de reprendre l’avantage sur le front de l’Est, met au point avec ses généraux l’opération Citadelle.

Le Führer n’a qu’une seule idée en tête : avoir définitivement l’ascendant sur l’Armée rouge et l’encercler en frappant simultanément au sud et au nord du saillant de Koursk.

Tous les espoirs de son état-major se tournent vers les nouveaux chars lourds, Tiger I et Panther, pour affronter les blindés soviétiques.

Toutefois, Hitler n’aura pas anticipé un changement tactique majeur chez l’ennemi, et le choc de Koursk deviendra l’une des grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale.

Dans ce chaos, un ancien commissaire politique blessé au combat est missionné pour prendre des photographies utiles pour la propagande : son attention va se porter sur une cheffe de char tout aussi mystérieuse que son étrange T-34, un bien singulier duo qui va s’illustrer lors de la bataille de Prokhorovka et entrera dans la légende.

La bd « Koursk » disponible ici


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Koursk »

« Koursk » est une bande dessinée captivante qui nous plonge au cœur des batailles acharnées de la Seconde Guerre mondiale, en se focalisant sur l’opération Citadelle à Koursk en 1943. Les auteurs, Dobbs et Antonello Becciu, nous offrent un récit qui met en lumière l’importance de la propagande dans les régimes autoritaires.

Le personnage central, Besko Dobrov, un photographe de guerre au service de la propagande soviétique, se retrouve au cœur de l’action, capturant la grandeur de l’Armée rouge à Koursk.

Son évolution, passant de simple observateur à un acteur clé de la bataille, est palpitante. La rencontre avec Ivanna, surnommée Baba Yaga, la cheffe de char au char mystérieux, apporte une dimension humaine et émotionnelle à l’histoire.

La bande dessinée décortique habilement la confrontation entre les chars lourds allemands et les T-34 soviétiques, soulignant l’importance des machines de guerre dans le conflit.

Le récit est étayé par un solide travail documentaire, avec une fiche technique du char T-34, renforçant le réalisme de l’album.

« Koursk » est une plongée captivante dans l’histoire militaire, mêlant action, émotion et réflexion sur la guerre et la propagande.

Une lecture incontournable pour les passionnés d’histoire et de récits de guerre.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

KourskStalingrad

La Bombe

Album publié en 2020 aux éditions Glénat


Résumé éditeur

L’incroyable histoire vraie de l’arme la plus effroyable jamais créée.

couverture bd La Bombe

Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l’existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive.

Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ?

Véritable saga de 450 pages, ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75e anniversaire.

Des mines d’uranium du Katanga jusqu’au Japon, en passant par l’Allemagne, la Norvège, l’URSS et le Nouveau-Mexique, c’est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés.

Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d’hommes : qu’ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi…) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l’impossible pour qu’ils ne l’utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l’effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d’une main de fer le Projet Manhattan) – sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d’Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique.

Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, comparable en cela à la série TV Chernobyl, cet ouvrage s’impose déjà comme le livre de référence sur l’histoire de la bombe atomique.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Bombe »

« La Bombe » est une bande dessinée captivante qui plonge le lecteur au cœur de l’histoire de la bombe atomique, depuis sa conception jusqu’à son impact sur Hiroshima. Cette œuvre monumentale de 450 pages raconte de manière palpitante les coulisses de l’une des avancées technologiques les plus terrifiantes de l’histoire.

Les auteurs, Alcante et Laurent-Frédéric Bollée, accompagnés des superbes illustrations de Denis Rodier, réussissent à rendre l’histoire à la fois instructive et immersive. L’incroyable saga met en lumière les acteurs clés de cet événement historique, des politiciens tels que Roosevelt et Truman aux scientifiques célèbres comme Einstein et Oppenheimer, ainsi que des acteurs méconnus mais tout aussi importants.

Ce récit offre une vision équilibrée de la genèse de la bombe atomique, examinant à la fois les aspects scientifiques, politiques et moraux. Le lecteur est plongé dans les questionnements, les doutes, et les dilemmes des personnes impliquées dans ce projet d’une ampleur colossale.

Les dessins sont d’une grande qualité, avec des visages expressifs et ressemblants, et un souci du détail dans la représentation des lieux et des événements. Les images accompagnent parfaitement le récit, faisant ressortir l’émotion des protagonistes.

« La Bombe » parvient à expliquer des concepts scientifiques complexes sans être didactique, et il offre un éclairage sur les dessous de la création de cette arme dévastatrice. En parcourant ses pages, on réalise la folie de la course à l’armement nucléaire et les conséquences tragiques qui en ont résulté.

« La Bombe » est une bande dessinée incontournable pour quiconque s’intéresse à l’histoire de la bombe atomique. Elle réussit à combiner rigueur documentaire et récit palpitant, offrant une perspective humaine sur un événement qui a marqué l’histoire du XXe siècle.


Lieux visités par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

HiroshimaNew-YorkSocorro

Pie XII

Album publié en 2021 aux éditions Glénat


Résumé éditeur

Pie XII – Tome 1 – Face au nazisme 1/2

« Par la guerre, tout peut être perdu ! »

Paris, 12 décembre 1963. Rachel, une jeune femme de 21 ans, assiste à une pièce de théâtre : « Le Vicaire ».

Elle est juive et née en 1942. Sa mère et elle ont échappé à une rafle mais tous les autres membres de sa famille furent déportés et assassinés par les nazis.

Or, la pièce présente un pape Pie XII complice implicite de l’horreur en n’opposant pas de résistance ni de condamnation claire alors qu’il avait, semble-t-il, connaissance de ce qu’il se passait.

La représentation est interrompue par des extrémistes catholiques vociférant leur colère contre la pièce : « sacrilège », « caricature », « interdiction » et même un terrifiant « sales juifs » !…

Rachel, bouleversée, fuit sur les pavés mouillés de la ville. Alors qu’elle chute, une femme plus âgée l’aide à se relever. Il s’agit de Miriam, une italienne, fille d’Israel Zolli, le grand rabbin de Rome qui s’est converti en 1945 au catholicisme et a pris Eugenio comme nom de baptême en hommage au pape.

Toutes les deux, elles vont retracer le parcours d’Eugenio Pacelli, de son enfance érudite à Rome jusqu’au conclave de 1939 l’appelant à la plus haute fonction de l’église catholique. Mais Pie XII est très vite emporté dans la tourmente de la guerre qui s’annonce.

Le 24 aout 1939, il s’adresse au monde par la radio : « Par le sang du Christ, il est encore temps ! Rien n’est perdu tant que la paix subsiste. Par la guerre, tout peut être perdu ! ».

Ses paroles se mêlent au vacarme métallique des chenilles des chars d’Hitler qui franchissent la frontière polonaise.

Après une enquête précise débouchant sur deux tomes, les auteurs ont choisi de se placer au plus près de l’homme, dans l’intimité d’Eugenio Pacelli, devenu pape malgré lui.

Ainsi tentent-ils de déjouer les partis-pris idéologiques de tous bords qui se disputent encore une vérité difficile à établir au sujet d’une des polémiques les plus sensibles de notre histoire !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pie XII – Tome 1 – Face au nazisme »

La bande dessinée « Pie XII – Tome 1 – Face au nazisme » nous plonge dans une période cruciale de l’histoire, à travers les yeux de Rachel, une jeune femme juive née en 1942. Son expérience personnelle, ayant perdu sa famille lors de la Shoah, met en évidence la controverse entourant le rôle du pape Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale.

La narration dépeint un pape Pacelli pris au milieu des tourments de la guerre. Les auteurs choisissent de se concentrer sur l’homme derrière le titre, dévoilant son parcours de son enfance érudite à Rome jusqu’à son élection en 1939.

La BD explore la complexité de sa position, entre diplomatie avec l’Allemagne nazie et les critiques à son encontre.

extrait Pie XII - Tome 1 - Face au nazisme

Cette approche non conventionnelle, mise en scène avec soin par les scénaristes et illustrateurs, offre une perspective intrigante. Même si la controverse autour de Pie XII peut laisser certains indifférents, l’œuvre mérite l’attention pour sa tentative de revisiter l’histoire à travers les yeux d’une jeune juive.

Elle nous pousse à réfléchir, suscitant la curiosité pour le deuxième tome.


Lieu visité par la bd pendant la Seconde Guerre Mondiale

Vatican

L’Homme qui voulut être roi

Album publié en 2023 aux éditions Glénat


Résumé éditeur

Redécouvrez l’incroyable histoire de deux aventuriers au bout du monde, d’après le récit mythique de Rudyard Kipling (1888)

Les Indes, fin du XIXe siècle.

Deux amis, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, anciens militaires britanniques et francs-maçons, caressent un rêve fou : entrer au Kafiristan, un pays légendaire.

Ils n’ont qu’une ambition, devenir les rois de ce territoire lointain où aucun Européen n’a mis le pied depuis Alexandre le Grand !

Leur rêve pourrait bien devenir réalité grâce au journaliste, Rudyard Kipling qui va les aider dans cette quête insensée.

Contre toute attente, les deux amis vont atteindre l’eldorado et y trouver plus de beauté qu’ils n’espéraient !

Fidèles à leur règle d’or, « ni femmes, ni boissons », ils n’auront aucun mal à se faire accepter par la population indigène.

Daniel, fin stratège, saura les conseiller jusqu’à devenir un chef militaire respecté. Mais il lui faut encore patienter pour voir une couronne orner sa tête. Le jour où ses sujets voient le médaillon maçonnique qu’il porte autour du cou, ils pensent que Daniel est plus qu’un homme, peut-être même un dieu ? Aux côtés de Peachy, plus rien ne semble entraver son ascension. Plus rien et pourtant… dans ses rêves de grandeur, Daniel ne verra pas le danger arriver.

Le récit cultissime de Rudyard Kipling paru en 1888, reprenant les codes de la franc-maçonnerie, est également devenu un film à succès réalisé en 1975 par John Huston avec le duo mythique formé par Sean Connery et Michael Caine.

À travers ce one shot préfacé par Didier Convard, qui éclaire d’un jour nouveau cette incroyable aventure, Jean-Christophe Derrien et Rémi Torregrossa nous proposent une adaptation haute en couleur et une passionnante histoire d’amitié aux confins du monde.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’Homme qui voulut être roi »

« L’Homme qui voulut être roi » en bande dessinée offre une belle redécouverte d’une histoire classique de Rudyard Kipling, se déroulant à la fin du XIXe siècle, où deux aventuriers, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, aspirent à devenir rois du lointain Kafiristan.

L’adaptation, réalisée par Jean-Christophe Derrien (scénario), Rémi Torregrossa (dessin), et Albertine Ralenti (couleur), suscite un fort sentiment d’immersion grâce à une mise en scène habile et des décors magnifiques.

Le récit est fidèle à l’original, mais il manque de relief et d’audace, comme si la bande dessinée avait raté l’occasion d’exploiter pleinement son potentiel. Malgré des dessins détaillés et une colorisation captivante, l’adaptation reste un peu sage, ne parvenant pas à reproduire la vivacité et la tension du film. On aurait pu espérer plus de folie et de fantaisie pour transcender l’œuvre originale.

extrait bd L'Homme qui voulut être roi

Cependant, cette bande dessinée réussit à capturer la double allégorie de l’expansionnisme britannique du XIXe siècle et de l’insatisfaction humaine perpétuelle. Les couleurs irréelles aux tons jaunes et mauves projettent le lecteur dans un univers onirique.

Malgré l’absence de l’humour du film, l’adaptation reste une belle réinterprétation de ce classique, offrant une expérience de lecture immersive, même si elle aurait pu oser davantage pour se démarquer.