Étiquette : ThB:La Bretagne en fiction & en BD

Sant-Fieg -Tome 2 – Armel

Album publié en 2013 aux Coop Breizh.


Résumé éditeur

couverture bd Sant-Fieg -Tome 2 - Armel

Juillet 1981, à Crozon

Lorsqu’il s’installe à Saint-Fiacre, Armel est loin de se douter que son arrivée sur la presqu’île va réveiller rancoeurs et souvenirs sordides chez les habitants du coin.

De son côté, Gil Turnal, dont la vie a été brisée parle maire Joseph Mériadec, profite de l’arrivée du jeune beur pour organiser sa vengeance…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Sant-Fieg -Tome 2 – Armel « 

Dans ce second opus de « Sant-Fieg », Stéphane Heurteau nous entraîne à nouveau dans les méandres d’une Bretagne mystérieuse et envoûtante, où les légendes celtiques se mêlent à la réalité. L’intrigue, riche en rebondissements, dévoile avec subtilité les secrets de ce monde fantastique, captivant ainsi le lecteur dès les premières pages.

L’aspect visuel de la bande dessinée est une véritable ode à la beauté sauvage de la région bretonne. Les illustrations de Heurteau, d’une précision remarquable, retranscrivent avec éclat les paysages grandioses et les personnages hauts en couleur qui peuplent cet univers. Chaque planche est une invitation au voyage, une immersion totale dans un monde où la magie et la réalité se confondent.

Cependant, malgré cette indéniable qualité esthétique, on pourrait reprocher à l’œuvre un rythme parfois inégal, avec des passages qui peinent à maintenir l’attention du lecteur.

« Sant-Fieg – Tome 2 – Armel » s’impose comme une œuvre ambitieuse et captivante, portée par le talent indéniable de son auteur.

Cette bande dessinée séduira les amateurs d’aventure bretonne et de mystère, les plongeant dans un univers foisonnant où se mêlent rêve et réalité.



Lieux visités par la bd en Bretagne

CrozonSaint-Fiacre

Les souliers rouges – Intégrale

Albums publiés en 2019 aux éditions Grand Angle


Résumé éditeur

L’Homme ne meurt pas. Un jour, il cesse simplement de s’émerveiller.


Juin 1944. Alors que la Bretagne est occupée par le 25e corps de l’armée allemande, Jules, 20 ans, fait la connaissance de Georges, un russe blanc en exil.

Alors que Jules est un jeune homme de la terre, Georges est un curieux personnage : érudit, passionné et doué de savoirs très éclectiques en sciences physiques et naturelles, comme en philosophie des hommes.

De cette rencontre improbable née une amitié profonde, basée sur l’échange, dans un contexte…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les souliers rouges – Intégrale »

Les Souliers Rouges est une bande dessinée captivante qui se déroule en Bretagne pendant l’Occupation allemande en juin 1944.

L’histoire commence en mettant en avant l’amitié naissante entre Jules, un jeune Breton, et Georges, un Russe blanc en exil. Cette amitié, qui émerge malgré leurs différences, devient le pilier de l’histoire.

L’intrigue s’intensifie avec le débarquement allié, lorsque les troupes allemandes sont aux aguets, prêtes à réprimer toute forme de résistance. Les auteurs, Gérard Cousseau et Damien Cuvillier, plongent les lecteurs dans l’horreur de la guerre, exposant la complexité des personnages et des situations de l’époque. Ils mettent en lumière les actes héroïques des Bretons, tout en montrant les exactions allemandes et la collaboration.

Le graphisme de Cuvillier est remarquable, avec des couleurs spéciales qui évoquent le brouillard breton. L’histoire est d’autant plus poignante avec les touches de poésie apportées par Georges et l’évocation du folklore breton.

Les Souliers Rouges est une bande dessinée qui évoque avec brio l’Occupation allemande en Bretagne, en soulignant l’amitié entre deux personnages aux destins croisés, le courage des Bretons, et la brutalité de la guerre.

C’est une lecture à la fois captivante et émotionnelle, offrant un aperçu des aspects sombres et lumineux de cette période historique.



Lieu visité par la bd en Bretagne

Saint-Nicolas-du-Pélem

Jérôme K. Jérôme Bloche – Tome 4 – Passé recomposé

Album publié en 1986 pour la première fois, aux éditions Dupuis.


Résumé éditeur

couverture bd Jérôme K. Jérôme Bloche - Tome 4 - Passé recomposé

Charles Legoff est l’homme le plus influent de la petite île bretonne de Saint-Mathieu.

Mais Charles Legoff a peur. Depuis plusieurs nuits, une main malfaisante glisse sous sa porte des photos et des lettres liant sa femme à son meilleur ami François.

François qui est mort sous ses yeux, il y a plus de quarante ans, et qui a emporté ces documents dans sa tombe… à l’autre bout de l’Europe !

Chargé d’élucider cette énigme morbide, Jérôme devra combattre d’inquiétants fantômes du passé…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Jérôme K. Jérôme Bloche – Tome 4 – Passé recomposé »

Dans « Jérôme K. Jérôme Bloche – Tome 4 – Passé recomposé« , Alain Dodier s’empare avec brio des commandes de son récit pour délivrer une enquête policière empreinte d’une nostalgie captivante et d’un humanisme poignant.

Sur l’île de Saint-Mathieu (lieu fictif en Bretagne qui serait proche de Brest), Dodier tisse une toile complexe de sentiments, de mystères enfouis et de révélations inattendues, où le passé s’entremêle au présent dans un ballet mémoriel qui défie le temps et la mémoire.

Ce tome, qui signe l’émancipation de Dodier en tant qu’auteur complet, illustre sa capacité à créer des ambiances aussi riches que nuancées.

Les paysages bretons sont croqués avec un réalisme qui transpire l’authenticité, chaque coup de crayon révélant les subtilités de ce terroir maritime. La représentation graphique est une réussite incontestable, où la douceur des traits se marie à la dureté des drames joués.

extrait Jérôme K. Jérôme Bloche - Tome 4 - Passé recomposé

Le personnage de Jérôme K. Jérôme Bloche est traité avec une délicatesse remarquable. Naïf mais ingénieux, gentil mais déterminé, le détective incarne une jeunesse éternelle confrontée aux erreurs impardonnables d’un passé tumultueux.

La narration, évitant l’écueil de la violence gratuite, préfère explorer la profondeur des rapports humains et la complexité des émotions.

« Passé recomposé » se distingue par sa subtile critique sociale, explorant les thèmes de la jalousie, de la trahison et de la culpabilité sans jamais tomber dans le jugement moralisateur.

C’est une œuvre qui se lit avec le cœur autant qu’avec l’esprit, un tome qui, bien que publié il y a des décennies, continue de résonner avec une actualité et une pertinence intemporelles.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Brest

Pizza Roadtrip

Album publié en 2012 aux éditions Ankama


Résumé éditeur

couverture bd Pizza Roadtrip

Prenez deux gars qui savent que quoi qu’il arrive, un ami, c’est un mec pour qui on serait capable de se mouiller pour de bon.

Prenez la copine d’un des potes, qui sait faire preuve d’un sang-froid sans faille…

Et collez-leur un cadavre sur le dos !

Les voici embarqués dans une galère pas croyable pour livrer un paquet un peu plus encombrant qu’une pizza…

Savant mélange de coups foireux et de mauvais plans, Pizza Roadtrip nous révèle l’histoire d’une bande de potes unis à la vie à la mort.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Pizza Roadtrip »


Dans « Pizza Roadtrip« , Cha et El Diablo servent une tranche savoureuse de polar urbain, dressant le tableau d’une épopée rocambolesque à la sauce tragico-comique.

Le scénario se dévore, mélangeant habilement la comédie noire et le suspense d’un thriller. La pâte de l’histoire se pétrit dans l’ambiance urbaine, mais c’est à Caouënnec que la garniture prend toute sa saveur, ajoutant une touche régionale à cette saga truculente.

À travers les péripéties de Rudy, Romuald et Mathilde, on savoure une galerie de personnages hauts en couleur, dont les interactions sont aussi croustillantes qu’une croûte de pizza bien dorée.

Le style graphique de Cha s’impose : le choix audacieux d’un noir et blanc agrémenté d’orange et de rouge pour les éléments clés du récit confère à l’œuvre une identité visuelle frappante, aussi tranchante qu’un couteau à pizza. Cette décision artistique, loin d’être anodine, marque le lecteur, colorant sa perception de l’histoire d’une lumière quasi expressionniste.

extrait bd Pizza Roadtrip

La langue d‘EL Diablo est un argot contemporain qui pulse au rythme de la cité, dotant le dialogue d’un réalisme cru. La narration, elle, ne manque pas de sel : les apartés des personnages brisent le quatrième mur, offrant un piment supplémentaire à une intrigue déjà relevée.

« Pizza Roadtrip » est une commande audacieuse qui livre un mélange de genres maîtrisé. Bien que certains pourraient trouver la dernière bouchée moins à leur goût, la majorité du menu est préparée avec un savoir-faire qui confirme Cha et El Diablo comme de véritables chefs de la bande dessinée moderne.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Caouënnec

Les souliers rouges – Tome 2 – L’albinos

Album publié en 2015 aux éditions Grand Angle.


couverture bd Les souliers rouges - Tome 2 - L'albinos

L’Homme ne meurt pas.

Un jour, il cesse simplement de s’émerveiller.

Alors qu’ils subissent une fouille au corps pour trouver les meurtriers d’un soldat allemand, un coup de chance va sauver Georges et Jules.

Mais un attentat dans un village voisin plonge les occupants dans une véritable furie.

La riposte est sans limites. Dans ce vent de folie meurtrière, du haut de leur insouciance, les deux jeunes hommes décident malgré tout de se soustraire à la rafle organisée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les souliers rouges – Tome 2 – L’albinos »

Dans « Les souliers rouges – Tome 2 – L’albinos« , Gérard Cousseau et Damien Cuvillier nous convient à un voyage sombre et captivant au cœur de la France occupée.

Ce diptyque clôturant s’articule autour de la résilience humaine face à l’oppression, dans un village breton écrasé par le poids de la botte allemande. L’ouvrage se distingue par sa capacité à représenter l’horreur sans la glorifier, à travers une narration qui évite le spectaculaire pour se concentrer sur l’humain, dans sa simplicité et sa complexité.

Cousseau déploie une histoire où chaque geste quotidien, anodin à notre époque, est un acte de résistance qui risque de mener à la mort ou la torture. Le scénario, teinté de réalisme historique, se refuse aux rebondissements inattendus pour plutôt se pencher sur la tragédie inévitable de l’existence sous occupation.

extrait bd Les souliers rouges - Tome 2 - L'albinos

Cuvillier, avec son pinceau, transcende le scénario. Chaque planche est une œuvre où le beau côtoie le terrifiant, où la douceur des couleurs pastel contraste avec la dureté des événements dépeints.

Son trait réaliste, presque pictural, confère à la bande dessinée une dimension artistique qui renforce le poids émotionnel du récit. La couverture du tome, un soldat allemand éclairé d’une lumière d’outre-tombe, est en elle-même une métaphore visuelle puissante de la tension omniprésente.

En définitive, ce tome se lit d’une traite, la gorge nouée, soulignant l’espoir désespéré d’un monde meilleur. Si la tristesse est palpable, elle est aussi une invitation à ne pas oublier, à se souvenir pour ne pas répéter. Cet ouvrage n’est pas qu’une simple lecture; c’est une expérience qui interroge, émeut et reste gravée bien après sa conclusion.



Elle – Tome 2

Bande dessinée publiée en 2005 aux éditions Paquet.


couverture bd Elle - Tome 2

Hippolyte, qui vient de quitter Rennes, apprend avec étonnement que Michelle est la fille du chef de la milice.

Ils s’enfuient tous les deux et rejoignent le maquis.

Mais au cours d’une opération de sabotage, la milice intervient et c’est Michelle qui sauve les résistants de justesse.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Elle – Tome 2 »

Dans « Elle, tome 2 : Juin 1944« , Fanny Montgermont poursuit le récit de Michelle, figure centrale d’un monde écartelé entre l’horreur de la guerre et l’innocence d’un amour naissant.

L’ouvrage s’inscrit dans la continuité du premier tome, où les couleurs pastel côtoient les teintes plus sombres, reflet d’un contraste entre la douceur de l’intime et la brutalité de l’Histoire.

Montgermont manie son pinceau avec une délicatesse qui confère aux scènes les plus sombres une lumière éthérée, un espoir dans la noirceur.

extrait bd Elle - Tome 2

Cette suite est marquée par un rythme qui peut dérouter. Là où le premier tome instaurait un univers et des enjeux, le second semble précipiter son dénouement. La transition rapide des événements majeurs – sabotage et libération – s’effectue en une poignée de pages, laissant le lecteur sur sa faim.

Cependant, la force de « Elle » réside dans sa capacité à émouvoir. L’œuvre, en dépit de ses ellipses narratives, porte en elle une poésie visuelle indéniable. Montgermont offre une héroïne éthérée, une figure angélique qui semble flotter au-dessus des tourments de son époque, posant la question fondamentale du « Pourquoi » sans jamais y répondre. L’absence de réponse est, en soi, un commentaire poignant sur la guerre.

« Elle, tome 2 » est une œuvre qui, malgré ses imperfections narratives, imprime dans l’esprit une empreinte durable.

Fanny Montgermont s’affirme comme une artiste capable de tisser ensemble la douleur et la beauté, le rêve et la réalité.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Rennes

Elle – Tome 1

Bande dessinée publiée en 2003 aux éditions Paquet.


couverture bd Elle - Tome 1

Hippolyte est un jeune résistant rennais pendant la seconde guerre mondiale.

Par hasard, au milieu des décombres d’un bâtiment bombardé, il rencontre Michelle, une jeune fille étrange qui cherche ses ailes dans les gravats.

Elle est persuadée être un ange, mais passe pour une folle échappée de l’asile pendant le bombardement.

Au milieu du maquis, les chemins de Michelle et Hippolyte vont désormais souvent se croiser.

Mais les résistants sont trahis et se font massacrer par les hommes de Justin Château-Rouge, chef de la milice.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Elle – Tome 1 »


Fanny Montgermont nous offre avec « Elle Tome 1 » une plongée onirique dans le Rennes de 1944, période sombre s’il en est. La douceur presque paradoxale de son dessin, aux traits fins et couleurs pastel, s’entremêle avec l’horreur de la guerre et la résistance acharnée des habitants de cette ville meurtrie.

C’est dans ce décor que se dévoile l’étrange ballet entre le résistant Hippolyte et l’énigmatique Michelle, jeune fille prétendant être un ange égaré.

extrait bd Elle - Tome 1

La force de cette œuvre repose dans le contraste saisissant entre la réalité brutale de l’occupation et la naïveté presque surnaturelle de cette prétendue créature céleste. Montgermont navigue habilement entre la dureté des faits historiques et la légèreté d’une fable, dont le fil conducteur est une poésie visuelle qui allège le poids des pages de l’histoire.

« Elle Tome 1 » est une œuvre prometteuse, un premier pas dans un monde où le merveilleux tente de s’imposer face à la tragédie humaine.

Le tome se termine sur une note d’interrogation, laissant le lecteur dans l’attente, désireux de démêler le vrai du faux, le mythique du réel, et surtout, de connaître le destin de Michelle et Hippolyte.

Une bande dessinée qui ne laisse pas indifférent et pose les prémices d’une série qui pourrait bien s’épanouir dans ses tomes futurs.


Une Enquête de Mary Lester – Les diamants de l’archiduc

Bande dessinée publiée en 2007 aux éditions Ouest-France.


couverture bd Une Enquête de Mary Lester - Les diamants de l'archiduc

Cette bande dessinée est adaptée du premier volume de la série des Mary Lester, dont le succès est aujourd’hui grandissant.

Dans Les Diamants de l’archiduc on retrouve notre fameuse héroïne dans sa première grande enquête à Quimper avec son coéquipier Fortin, dans laquelle elle va devoir résoudre une affaire de hold-up dans une bijouterie.

Olivier Bron, dessinateur et scénariste, à travaillé en collaboration avec Jean Failler, il a lui-même mené une véritable enquête sur les traces de Mary Lester.

Né en 1940 à Quimper, Jean Failler s’est fait connaître par ses romans policiers où il met en scène à Quimper une jeune femme inspecteur, Mary Lester.

couverture bd Ivanhoé Tome 3

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Les diamants de l’archiduc »

Dans l’ombre des ruelles de Quimper, « Les diamants de l’archiduc » offre à Mary Lester une scène où elle peut briller de mille feux.

Sous le crayon d’Olivier Bron, cette inspectrice stagiaire échappe à la monotonie bureaucratique par une rencontre hasardeuse qui lance une série de péripéties aussi mystérieuses que captivantes. Le récit se déploie comme une toile où chaque fil est une piste, tissée avec une habileté qui captive, même si par moments, le style littéraire manque de cette étincelle qui transformerait l’ouvrage de divertissant à mémorable.

extrait bd Une Enquête de Mary Lester - Les diamants de l'archiduc

Bron, en véritable conteur, nous fait parcourir les paysages bretons avec une aisance narrative qui transporte le lecteur au-delà des pages, lui faisant presque sentir le sel marin et entendre les cris des mouettes. Si certains pourraient reprocher à la série une certaine prévisibilité stylistique, force est de constater que l’auteur réussit le tour de force de rester fidèle à un réalisme social et économique, tout en distillant le suspense.

La série a su se frayer un chemin dans le cœur des lecteurs, en partie grâce à ses adaptations télévisées qui ont élargi son audience. Cependant, ce n’est pas sans une certaine réserve que l’on accueille cet opus. Les fins, quoique satisfaisantes, semblent parfois arriver comme un deus ex machina un peu trop commode, laissant le lecteur sur sa faim quant à la complexité des personnages.

« Les diamants de l’archiduc » est une œuvre solide mais qui n’ose pas suffisamment perturber les eaux de la littérature policière. Mary Lester reste une héroïne attachante, mais on pourrait souhaiter qu’elle sorte des sentiers battus pour explorer des abysses plus profonds de la psyché humaine et de la noirceur du crime.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Quimper

Kanata Tome 1 : La hue du loup

Album publié en 1984 aux éditions Hachette


Résumé

couverture bd Kanata Tome 1 : La hue du loup

Bretagne et protestantisme ne pouvaient faire bon ménage.


Le culte des saints fondateurs de la Bretagne « était trop profondément ancré dans le cœur de tous les bretons pour que l’hostilité des calvinistes à cette réforme de dévolution ne leur parut pas comme une injure à leurs sentiments nationaux ».


Seuls quelques grands seigneurs francisés se sont ralliés aux idées aux idées de la Réforme.
La péninsule armoricaine, qui n’ a pas réagi à la Saint-Barthélemy ne connait donc peu ou pas les guerres de Religion.

C’est dans ce contexte que vous allez suivre les aventure du jeune Gwénael Thoraval. De Plouyé à Saint-Malo, en passant par Carhaix.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Kanata Tome 1 : La hue du loup »

Plongée en 1590 au cœur de la Bretagne tourmentée par les prémices de la Réforme, Kanata se présente comme une fresque historique subtilement documentée. Signé par Alain Deschamps au scénario et Alain Goutal au dessin, cet album d’Hachette restitue le contexte religieux et social : la résistance farouche des Bretons au protestantisme s’illustre dans les débats de cour et les silhouettes des grands seigneurs francisés qui basculent parfois vers la Réforme.

Le jeune Gwénael Thoraval, fil conducteur du récit, incarne à lui seul l’espoir et la curiosité d’une génération aux prises avec la modernité naissante. Son voyage de Plouyé à Saint-Malo, en passant par Carhaix, tisse une intrigue d’aventure teintée de questionnements identitaires et de rencontres fortes.

Graphiquement, Alain Goutal impose un trait précis et expressif : ses décors en cadrages larges restituent l’âpreté du bocage breton et les reliefs granitiques, tandis que ses plans rapprochés sur les visages trahissent l’émotion des personnages. Le coloriste Patrick Marziale privilégie une palette automnale, où ocres et verts profonds soutiennent l’atmosphère grave du récit.

Kanata Tome 1 : La hue du loup conjugue une rigueur historique et un souffle romanesque. Elle séduira les passionnés d’histoire bretonne.


Lieux visités par la bd en Bretagne

CarhaixPlouyéSaint-Malo

Vrac Sec, polar portuaire

Album publié en 2023 aux éditions Ouest-France.


Résumé éditeur

L’aube se lève sur la silhouette massive des bunkers de la base sous-marine de Lorient. Un pêcheur approche à bord d’une barque. Alors qu’il se roule une cigarette, son regard est attiré par une forme flottant dans l’une des alvéoles de la base : un corps !

couverture bd Vrac Sec, polar portuaire

Années 2010. Le port de Lorient est une halte secondaire sur la carte du transport maritime mondial. Au pied des grues et des silos, les hommes se font rares.

Léna, jeune inspectrice de l’ITF, le syndicat international des gens de mer, observe d’un oeil sévère l’entrée en rade d’un cargo gigantesque : c’est l’Odysseus, le vraquier qu’elle doit contrôler dans les prochains jours. Alerte a été donnée sur les pratiques peu scrupuleuses de son armateur…

Après une soirée arrosée avec son amie la barmaid Salomé, Léna est réveillée par un appel matinal : la police vient de repêcher le corps sans vie d’un marin. Accident ? Suicide ? Trafic de stups ? Alors que l’affaire est confiée au lieutenant Février, un flic mélancolique, peu familier des réalités maritimes, Léna mène sa propre enquête sur les circonstances du drame.

Croisant sur les quais marins et dockers, aumônier des gens de mer et piliers de comptoir, l’intrigue nous plonge dans le monde méconnu des cales et des hangars de l’agro-industrie mondialisée.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Vrac Sec, polar portuaire »


« Vrac Sec, polar portuaire » navigue avec maestria dans les eaux troubles du transport maritime mondial. Sous la plume habile d’Elsa Cautier et Jacob Hardy, le port de Lorient devient le théâtre d’une intrigue captivante, où le meurtre d’un marin révèle les sombres secrets dissimulés par les cargaisons de vrac.

Au cœur de cette toile complexe, l’inspectrice Léna Le Quéré, représentante intrépide de l’ITF, apporte un souffle de fraîcheur et d’audace. Sa quête de justice nous plonge dans les méandres d’un univers masculin, où les enjeux économiques se mêlent aux luttes pour la dignité des travailleurs maritimes.

extrait bd Vrac Sec, polar portuaire

Pourtant, au-delà de l’intrigue policière palpitante, « Vrac Sec, polar portuaire » se distingue par sa volonté affirmée de dénoncer les travers de l’industrie maritime moderne. À travers le prisme du polar, les auteurs exposent les risques sanitaires, environnementaux et sociaux inhérents à la mondialisation du commerce des produits en vrac, en particulier du soja.

Le récit, nourri d’une recherche documentaire approfondie, offre une plongée immersive dans les réalités méconnues des quais et des navires. Le trait noir et évocateur vient magnifier cette immersion, tandis que le cahier documentaire final parachève l’œuvre en offrant au lecteur un éclairage éclairé sur les enjeux abordés.

« Vrac Sec » se révèle ainsi bien plus qu’un simple polar : c’est un appel à la vigilance, une ode à la solidarité maritime, et une exploration captivante des sombres flots de l’industrie du transport en vrac.


Lieu visité par la bd en Bretagne

Lorient