Étiquette : 2021

L’échelle de l’esprit – Ressentir les nombres par le dessin

Album publié en 2021 aux Editions B42.


couverture bd L'échelle de l'esprit - Ressentir les nombres par le dessin

Comment expliquer ce sentiment partagé par beaucoup d’entre nous, petits et grands, de ne pas réellement saisir ce que recouvrent les nombres ? Pourquoi avons-nous autant de difficulté à visualiser à quoi correspondent réellement les milliers ou les milliards ?

Dans L’Échelle de l’esprit, Bunpei Yorifuji propose une réflexion personnelle et éclairée sur notre rapport aux nombres. En interrogeant notre manière de penser le monde en termes de statistiques et l’omniprésence des chiffres dans notre vie quotidienne, il fait le constat d’un écart entre notre capacité à « chiffrer » le monde, et à le « ressentir ».
En identifiant les imperfections des unités de mesure les plus couramment utilisées, l’auteur propose dans cet ouvrage d’en créer de nouvelles, plus adaptées pour comprendre certains phénomènes du quotidien que nous sommes malheureusement souvent en peine de quantifier.
Ainsi, l’auteur propose d’utiliser le « Minami » pour mesurer le sentiment partagé entre deux personnes qui sont plus qu’amies, mais pas encore amantes ; le « Thankyou » permettrait de quantifier cette sensation de pouvoir compter sur un ami en cas de coup dur ; et le « Bateau-usine » serait quant à lui une façon de chiffrer le sentiment de surmenage au travail.

Les chiffres et les représentations statistiques illustrant la crise sanitaire actuelle abondent et permettent souvent de mieux comprendre les conséquences de l’épidémie. Pourtant, qui n’a pas un jour eu le sentiment de se sentir dépassé par cette profusion de données ?

À travers cette réflexion sur les chiffres, Bunpei Yorifuji incite chacun à se réapproprier la manière de percevoir le monde et à adapter les outils de mesure aux besoins de chacun.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « L’échelle de l’esprit – Ressentir les nombres par le dessin »

Avec L’Échelle de l’esprit, Ressentir les nombres par le dessin, l’illustrateur et directeur artistique japonais Bunpei Yorifuji quitte le terrain de la fiction pour un essai graphique. Le propos est simple et vertigineux : nous savons chiffrer le monde, mais nous peinons à le ressentir. Qui se représente vraiment l’écart entre un million et un milliard ?

Partant de ce constat, Bunpei Yorifuji examine les limites de nos unités de mesure conventionnelles et propose d’en forger de nouvelles, taillées pour l’expérience intime.
Le « Minami » évalue le lien entre deux personnes plus qu’amies mais pas encore amantes ; le « Thankyou » mesure la certitude de pouvoir compter sur quelqu’un ; le « Bateau-usine » chiffre l’épuisement au travail.
Sous l’humour affleure une pensée sérieuse sur la statistique, cette manière de penser le monde qui aplatit le sensible. La réflexion invite chacun à se réapproprier sa perception plutôt que de la déléguer aux chiffres, sans jamais céder au discours technique.

La réussite tient à l’alliance du concept et du trait. Fort de son passé de graphiste, connu pour ses affiches du métro de Tokyo, Bunpei Yorifuji déploie près de cinq cents illustrations d’une clarté pictographique. Chaque idée abstraite trouve son équivalent visuel, diagramme, échelle ou saynète, si bien que le dessin ne décore pas la démonstration : il la constitue. C’est par l’œil que le lecteur éprouve enfin, physiquement, ce que les nombres lui cachaient.

L’ouvrage s’adresse aux curieux de vulgarisation intelligente, aux amateurs de design graphique japonais. Bunpei Yorifuji signe un livre aussi ludique que salutaire.

Bartleby le scribe

Album publié en 2021 aux éditions Futuropolis.


Résumé éditeur

L’adaptation du célèbre roman d’Herman Melville publiée pour la première fois en novembre 1853.

couverture Bartleby le scribe - roman de Herman Melville illustré

Un notaire engage dans son étude un dénommé Bartleby pour un travail de clerc, chargé de copier des actes.
Au fil du temps Bartleby, qui s’est d’abord montré travailleur, consciencieux, lisse, ne parlant à personne, révèle une autre part de sa personnalité : il refuse certains travaux que lui demande son patron.
Il ne les refuse pas ouvertement, il dit simplement qu’il « préférerait pas » les faire, et ne les fait pas. Et cette phrase revient alors systématiquement dans sa bouche : « I would prefer not to« , traduite en français par « je préférerais pas« .
Peu à peu, Bartleby cesse complètement de travailler, mais aussi de sortir de l’étude, où il dort. Il ne mange rien d’autre que des biscuits au gingembre, et refuse même son renvoi par son employeur.

Le dessinateur Stefano Ricci s’empare de cette œuvre majeure d’Herman Melville de 1853 et la transpose dans notre monde du XXI siècle. Je préférerais pas… : avec cette petite phrase apparemment inoffensive de Bartleby, c’est toute la logique productiviste du XIX siècle qui vacille.
Une phrase qui résonne encore aujourd’hui. Après Céline par Tardi, Albert Camus par José Muñoz, Romain Gary par Sfar, la collection Futuropolis/Gallimard confirme sa place d’exceptionnelle collection des grands écrits littéraires illustrés.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Bartleby le scribe »

Bien que la Fnac et et l’éditeur lui même classe cette œuvre comme BD, ce n’est pas une BD, c’est un livre illustré. C’est particulier, les amateurs des dessins de Stéfano Ricci y trouveront leur compte, et les autres se tourneront vers l’adaptation BD de José-Luis Munuera de Bartleby le scribe ici.

extrait Bartleby le scribe - roman de Herman Melville illustré

La Corse prend le maquis

Album publié en 2019 aux éditions Robinson.


Résumé éditeur

couverture bd La Corse prend le maquis

Amoureux de la Corse et des Corses, dont il disait partager la mauvaise foi, Tignous dresse un portrait de l’île et de ses habitants qui lui ressemble, irrévérencieux et classe.
Un voyage drôle et tendre au cœur du maquis qu’il aimait tant.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « La Corse prend le maquis »

Pas encore d’avis.

Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique

Album publié en 2021 aux éditions Dargaud.


Résumé éditeur

couverture bd Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique

La rencontre entre un auteur majeur de la bande dessinée et un éminent spécialiste des questions énergétiques et de l’impact sur le climat a abouti à ce projet, comme une évidence, une nécessité de témoigner sur des sujets qui nous concernent tous.
Intelligent, limpide, non dénué d’humour, cet ouvrage explique sous forme de chapitres les changements profonds que notre planète vit actuellement et quelles conséquences, déjà observées, ces changements parfois radicaux signifient.
Jean-Marc Jancovici étaye sa vision remarquablement argumentée en plaçant la question de l’énergie et du changement climatique au cœur de sa réflexion tout en évoquant les enjeux économiques (la course à la croissance à tout prix est-elle un leurre ?), écologiques et sociétaux.
Ce témoignage éclairé s’avère précieux, passionnant et invite à la réflexion sur des sujets parfois clivants, notamment celui de la transition énergétique.

Christophe Blain se place dans le rôle du candide, à la façon de son livre « En cuisine avec Alain Passard » et de « Quai d’Orsay » signé avec l’expertise d’un coauteur : un pavé de 120 pages indispensable pour mieux comprendre notre monde, tout simplement !

Été 2018. Alors qu’une canicule s’abat sur la France, Christophe Blain roule en direction de la Normandie, tandis que sa compagne lui lit à voix haute un article sur le réchauffement climatique.

Pour l’auteur de Gus et de Quai d’Orsay, les conclusions de cette lecture sont un choc. En 2050, la température à Paris flirtera avec les 50 °C… De cette prise de conscience est né ce livre, réalisé en collaboration avec Jean-Marc Jancovici, spécialiste des énergies et du climat.

Le constat de celui-ci est simple et sans appel. Nous vivons dans une société qui a besoin de flux physiques titanesques. Ces flux ne peuvent exister que grâce à « quelque chose » qui joue un rôle essentiel et dont on ne mesure pas toute l’importance : l’énergie. Celle-ci nourrit des machines qui sont devenues le pilier de notre civilisation. Pour autant, l’énergie ne pourra augmenter indéfiniment.

Et par voie de conséquence, l’économie non plus. Que faire, comme disait Lénine ?


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique »

Le succès phénoménal du Monde sans fin (Dargaud) ne tient pas au hasard, mais à l’alchimie rare entre l’expertise technique de l’ingénieur Jean-Marc Jancovici et le génie narratif de Christophe Blain. Loin d’être une simple leçon de thermodynamique, cet ouvrage est un essai graphique d’une pertinence absolue sur notre addiction aux énergies fossiles.

La force de cette BD réside dans ce dialogue permanent entre un Jean-Marc Jancovici pédagogue, à la parole directe, et un Christophe Blain qui se met en scène en « candide » moderne. Cette dialectique humanise des concepts complexes : la croissance infinie et la dérive climatique ne sont plus des statistiques froides, mais deviennent le récit du vertige existentiel de l’homme face à ses limites.

Visuellement, Christophe Blain réalise un tour de force. Son trait nerveux et expressif parvient à rendre palpable l’invisible. La métaphore des « esclaves énergétiques » ou l’analogie avec le costume d’Iron Man ne sont pas de simples gadgets illustratifs, elles incarnent physiquement l’augmentation artificielle de nos capacités. Le dessin transfome des données arides en une épopée sensorielle, portée par une mise en couleur qui évite tout académisme.

Cet album dépasse la vulgarisation pour devenir une œuvre de réflexion citoyenne. C’est une lecture pour comprendre les rouages physiques de notre monde. C’est une véritable BD pédagogique, pas forcément facile à lire (196 pages tout de même) mais avec une note de 4,8/5 pour 3409 avis sur Amazon, elle fait l’unanimité.

Phobos – Tome 01 – L’Envol des éphémères

Album publié en 2021 aux éditions Glénat.


Résumé éditeur

D’après le roman de Victor Dixen publié le 11 juin 2015.

couverture bd Phobos - Tome 01 - L'Envol des éphémères

Six filles. Six garçons. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer.

Ils veulent marquer l’histoire avec un grand H.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées.
Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.
Elle veut trouver l’amour avec un grand A.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…
Même si le rêve tourne au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Saga romanesque best-seller couronnée de prix et traduite dans plusieurs langues dont l’anglais, Phobos est un thriller de science-fiction en apesanteur, mariant romance spatiale et course pour la survie. Phobos est aujourd’hui adapté en bande dessinée par son maître d’œuvre, Victor Dixen, et par le brillant artiste brésilien Eduardo Francisco.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Phobos – Tome 01 – L’Envol des éphémères »

Adapter son propre roman en bande dessinée, c’est s’exposer à un double écueil : la pâle copie ou la trahison. Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire (2010, 2014), évite les deux avec une aisance déconcertante.
Le point de départ tient presque du paradoxe : douze candidats orphelins, embarqués pour Mars dans le cadre du programme Genesis, une émission de speed-dating spatial diffusée en direct à la planète entière, censée fonder la première colonie humaine. Derrière l’accroche téléréalité se cache un thriller politique sans concession. Médias manipulateurs, cynisme des multinationales, addiction aux écrans, conquête spatiale instrumentalisée : Victor Dixen orchestre ses thèmes avec méthode. Léonor, l’héroïne française de dix-huit ans, porte l’ambiguïté morale de l’œuvre sur ses seules épaules : signée pour la gloire, prise au piège de ses propres choix.

extrait bd Phobos - Tome 01 - L'Envol des éphémères

Le vrai coup de maître reste le choix d’Eduardo Francisco. L’artiste brésilien impose un encrage fin et précis, des couleurs franches et des expressions faciales d’une grande justesse, secondé par la colorisation soignée de Chiara Di Francia. Ce graphisme aux allures de comics se prête parfaitement à l’univers de Phobos, suspens entre réalisme et science-fiction. Les allers-retours Terre/espace donnent au récit une respiration cinématographique qui emporte tout.
Une entrée en matière redoutablement efficace, taillée pour les amateurs de SF. On referme ce premier tome avec une seule envie : la suite, et vite.

Corto Maltese – Le Guide de Bretagne

Album publié en 2021 aux Editions Casterman.


Balade en Armorique à la suite du célèbre marin !

couverture bd Corto Maltese - Le Guide de Bretagne

Après nous avoir dévoilé les arcanes de Venise, Corto Maltese nous emmène dans sa Bretagne, entre Armor (“pays de la mer”) et Argoat (“pays des forêts”).
Une terre de mystères, où fées, korrigans et revenants traversent la lande brumeuse, un pays de forêts où ont élu domicile Merlin l’enchanteur, Morgane, Viviane, une mer fougueuse où les bateaux font naufrage…
Ce guide touristique hors-normes invite à la découverte des chemins de traverse, et décrypte la Bretagne à travers ses légendes et son histoire.
Mettant au jour l’âme bretonne, explorant les replis de sa côte, ce guide développe également des thèmes chers à Corto : les mégalithes, les Celtes, les contrebandiers ou encore la Légende de la mort…


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Corto Maltese – Le Guide de Bretagne »

Voici un objet à part, entre le guide de voyage et le livre illustré. Michel Pierre et Bernez Rouz prennent prétexte de Corto Maltese, le marin créé par Hugo Pratt, pour arpenter la Bretagne et en dérouler l’histoire et les légendes. Le personnage, familier des terres celtes, sert de fil conducteur : on le suit entre l’Armor et l’Argoat.

Michel Pierre, historien, et Bernez Rouz, fin connaisseur de la culture bretonne, tissent ensemble la grande histoire et les récits populaires : les mégalithes et les Celtes, les contrebandiers des côtes, la Légende de la mort et son cortège de revenants, les figures de Merlin, Morgane et Viviane. On passe de la lande brumeuse aux chemins de traverse, avec le goût des lieux qu’on ne trouve pas dans les brochures. C’est un guide qui donne autant envie de lire que de marcher.

extrait bd Corto Maltese - Le Guide de Bretagne

Côté image, le livre puise dans les planches de Hugo Pratt, dont le trait nerveux et les noirs profonds évoquent les mystères bretons. Rien n’est plaqué : le dessin épouse les brumes, les mégalithes et les ports.

En prenant Corto Maltese pour guide entre terre et mer, le livre transforme une région en récit, là où un guide ordinaire se contenterait d’une liste d’adresses. À conseiller aux amoureux de la Bretagne à tous ceux qui aiment qu’un guide raconte un terroir.

Dante Alighieri – Le Premier de mes amis

couverture bd Dante Alighieri - Le Premier de mes amis

Album publié en 2021 aux éditions Kleiner Flug.


Résumé éditeur

Dante Alighieri en BD (1265 / 14 septembre 1321).

couverture bd Dante Alighieri - Le Premier de mes amis

Premier volet de cette trilogie, « Le premier de mes amis » explore l’amitié passionnée et tourmentée liant Dante à Guido Cavalcanti et Lapo Gianni.
Le récit s’inspire du célèbre sonnet « Guido, je voudrais que toi, Lapo et moi », où le poète imagine un navire enchanté naviguant au large de Florence, emportant les trois amis et leurs compagnes pour un voyage hors du temps, dédié à l’amour et à la philosophie.
Pourtant, cette harmonie est fragile. Leurs visions opposées de la vie et de la politique finissent par rattraper les trois amis, transformant leurs simples débats littéraires en véritables conflits personnels.
Le récit nous plonge également dans le quotidien de Dante à Florence : on le découvre partageant des moments avec le musicien Casella ou se lançant dans des joutes poétiques pleines d’humour avec Forese Donati, pour le plus grand plaisir des Florentins.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Dante Alighieri – Le Premier de mes amis »

Premier volet d’une trilogie consacrée à Dante Alighieri par l’éditeur toscan Kleiner Flug, cet album réunit Alessio D’Uva et Filippo Rossi au scénario, et Angelica Regni au dessin. Alessio D’Uva et Filippo Rossi, déjà auteurs d’un premier volume sur Dante et Béatrice intitulé Amor mi mosse, reviennent pour mettre en texte et en images la tenzone littéraire entre les différents poètes sur l’interprétation de l’amour.
Le récit s’inspire du célèbre sonnet « Guido, je voudrais que toi, Lapo et moi », où Dante Alighieri imagine un navire enchanté naviguant au large de Florence, emportant les trois amis et leurs compagnes pour un voyage hors du temps, dédié à l’amour et à la philosophie. L’amitié entre Dante Alighieri et Guido Cavalcanti a commencé en 1283, et les deux poètes étaient unis par la conviction que seuls les cœurs nobles peuvent ressentir l’amour, estimant que la poésie d’amour ne devrait s’adresser qu’à un public choisi.

Ce qui retient l’attention, c’est la façon dont Alessio D’Uva et Filippo Rossi font coexister deux registres sans jamais les confondre. Le caractère fougueux de Guido Cavalcanti s’exprime dans les scènes de vie quotidienne, tandis que les joutes poétiques portent Dante Alighieri et ses amis à se confronter, et presque à s’affronter, sur la nature de l’Amour. À la réalité s’alternent les rêves, commentés avec les vers des sonnets de Dante et Guido.

extrait bd Dante Alighieri - Le Premier de mes amis

Graphiquement, Angelica Regni maintient la cohérence avec la ligne Kleiner Flug : un trait soigné, des couleurs chaudes qui restituent la Florence médiévale avec précision, sans jamais écraser la légèreté du propos poétique.
Un album destiné aux amateurs de littérature médiévale italienne et à ceux qui souhaitent approcher le Dolce Stil Novo, ce courant poétique florentin du XIIIe siècle par une porte d’entrée vivante et documentée.


Les 5 œuvres de Dante Alighieri en BD

L'Enfer De Dante
19 Jan 2023

L'Enfer De Dante

L'Enfer
2 Nov 2022

L'Enfer

Divine Comédie
29 Déc 2021

Divine Comédie

En enfer avec Dante
13 Mai 2015

En enfer avec Dante

Inferno
13 Juin 2013

Inferno

Descartes – La philosophie cartésienne en BD

Album publié en 2021 aux éditions Ellipses.


Résumé éditeur

René Descartes en BD (31 mars 1596 / 11 février 1650).

couverture bd Descartes - La philosophie cartésienne en BD

Gentilhomme poitevin formé dans le meilleur collège Jésuite de France, Descartes est l’un des plus grands génies de son temps. Gloire de la France, celui qu’on appelle le père du rationalisme vécut pourtant plus de la moitié de sa vie en Hollande, pays refuge dans des temps troublés par la guerre de Trente ans et le début de la Fronde.
C’est l’histoire de cet homme chaleureux et de sa pensée révolutionnaire pour les sciences et la métaphysique que dépeint cette Bande Dessinée.

logo fnac

L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Descartes – La philosophie cartésienne en BD »

Cet album de 128 pages réunit Nicolas Tenaillon au scénario et Hélène Zeyer au dessin. Nicolas Tenaillon est agrégé de philosophie et professeur en classe préparatoire aux Grandes Écoles. Cette double compétence, universitaire et vulgarisatrice, est précisément ce qui manque souvent aux biographies de philosophes en bande dessinée : un auteur qui connaît vraiment son sujet de l’intérieur.

Gentilhomme poitevin formé dans le meilleur collège jésuite de France, René Descartes est l’un des plus grands génies de son temps. Celui qu’on appelle le père du rationalisme vécut pourtant plus de la moitié de sa vie en Hollande, pays refuge dans des temps troublés par la guerre de Trente ans et le début de la Fronde. Nicolas Tenaillon tire intelligemment parti de cette biographie paradoxale : un homme qui pense la clarté depuis l’exil, qui bâtit un système fondé sur la certitude dans un siècle de guerres et de doutes.
Le pari de l’album est double : raconter la vie de René Descartes et rendre accessible sa pensée, du doute méthodique au cogito, en passant par le dualisme corps-âme et la géométrie analytique. Ce que réussit Nicolas Tenaillon, c’est de montrer comment ces concepts abstraits ont émergé d’une vie concrète, de voyages, de rencontres et d’une correspondance nourrie avec les plus grands esprits de l’époque.

extrait bd Descartes - La philosophie cartésienne en BD


Le dessin d’Hélène Zeyer adopte un trait clair et expressif, adapté à un propos qui exige de la lisibilité avant tout. Les séquences consacrées aux expériences de pensée, notamment les célèbres méditations, sont restituées avec une économie de moyens graphiques qui sert la rigueur du texte sans l’alourdir.
Un album qui s’adresse aussi bien aux lycéens et étudiants en philosophie qu’aux lecteurs curieux qui souhaitent approcher René Descartes sans passer par les textes en latin.



Les 2 œuvres de René Descartes en BD

Discours de la méthode - Je pense, donc je suis !
11 Mar 2021

Discours de la méthode - Je pense, donc je suis !

Discours de la Méthode
8 Mar 2017

Discours de la Méthode

Berezina

Album publié en 2021 aux éditions Casterman.


Résumé éditeur

Adapté du livre de Sylvain Tesson publié le 22 janvier 2015.

couverture bd Berezina

Deux siècles après la retraite de Russie, Sylvain Tesson refait la route de l’armée napoléonienne déchue… en side-car et en plein hiver.
Ils sont cinq : trois Français et deux Russes. Unis par l’amitié et par un grand défi, ils décident de commémorer à leur façon le bicentenaire de la retraite de Russie : en suivant le chemin emprunté par les troupes françaises en pleine débâcle.
Partis de Moscou, Sylvain Tesson et ses amis traversent l’immense Russie, la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne, faisant route vers Paris au guidon de leurs Oural, ces side-cars russes réputés indestructibles.
En chemin, ils franchissent le fleuve Berezina, devenu au fil du temps un nom commun pour désigner les échecs les plus cuisants…
Porté par la langue et l’esprit d’aventure de Sylvain Tesson, le plus fameux des écrivains voyageurs contemporains, ce récit au long cours est de nouveau dessiné par Virgile Dureuil (déjà auteur en 2019 de Dans les forêts de Sibérie en bande dessinée).
À travers les multiples allers-retours entre le XIXe et le XXIe siècle, un incroyable épisode de l’histoire française est ici revisité.


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Berezina »

Adapté par Virgile Dureuil d’après le récit de Sylvain Tesson, Berezina transpose en bande dessinée une aventure hors du commun : cinq voyageurs qui refont, en 2012, le trajet de la Grande Armée napoléonienne deux cents ans plus tard, à bord de side-cars « Ural ».

Le choix de Virgile Dureuil fonctionne remarquablement bien : il alterne entre les scènes de 1812 et le voyage contemporain. Les planches juxtaposent l’horreur glacée de la retraite et le road-trip moderne, créant une dialogue forcément troublant entre hier et aujourd’hui. Les flashbacks historiques restituent le calvaire réel des grognards : 450 000 soldats qui ne reviendront qu’au nombre de 200 000.​

extrait bd Berezina

Graphiquement, Virgile Dureuil a fait le choix intelligent de réduire le texte pour que l’image respire. Ses paysages des steppes russes aux villes modernes sonnent justes, et son trait capture vraiment le mouvement et l’urgence.

Le vrai reproche qu’on peut faire, c’est que 136 pages, c’est un peu juste pour raconter deux histoires à la fois. L’épopée napoléonienne gagne en densité tandis que le volet contemporain reste un peu en arrière-plan. Malgré ce petit bémol, Berezina mérite vraiment qu’on s’y arrête. C’est un beau voyage graphique dans les steppes russes.

Le Petit Livre de l’écologie

Bande dessinée publiée en 2021 aux éditions Dargaud.


couverture bd Le Petit Livre de l'écologie

Si pour vous la notion d’écologie existe seulement depuis que Nicolas Hulot a lancé « Ushuaïa », alors précipitez-vous sur Le Petit livre d’Hervé Bourhis !
Instructif, pop et décalé sans tomber dans le pontifiant, Hervé Bourhis déroule le fil d’un concept, des origines de l’homme jusqu’à nos jours, qui est aujourd’hui d’une urgence criante.
De Rousseau, en passant par les hippies, Greenpeace, Monsanto ou la permaculture, tous les grands (et petits) enjeux liés à l’écologie passent à la moulinette « Bourhis » !


L’avis d’histoiregeobd.com sur la bande dessinée « Le Petit Livre de l’écologie »

Une fresque chronologique captivante sur dix millénaires de conscience écologique.

Paru en 2021 aux éditions Dargaud, Le Petit Livre de l’écologie d’Hervé Bourhis propose une chronologie singulière et entraînante de nos rapports avec la nature. En solo, tant à l’écriture qu’au dessin, Hervé Bourhis déploie une fresque retraçant les origines de la pensée écologique, depuis les lois mésopotamiennes de protection des forêts datant de 2600 av. J.-C. jusqu’aux enjeux d’aujourd’hui.

L’ouvrage convainc par sa structure narrative, qui refuse le ton magistral pour privilégier la juxtaposition d’événements majeurs et d’anecdotes éclairantes. Hervé Bourhis conjugue les grandes figures les grandes figures (Rachel Carson, André Gorz, Françoise d’Eaubonne) avec des mouvements oubliés comme le véganisme fondé en 1944 en équilibrant savamment tragédies écologiques et lueurs d’espoir. Cette approche rappelle que l’écologie, n’est pas une obsession contemporaine et demeure une préoccupation millénaire.

extrait bd Le Petit Livre de l'écologie

Visuellement, le parti pris esthétique épouse le propos : format carré élégant, cartonnage brut sans pelliculage et planches inondées de vert créent une cohérence. Chaque illustration condense un moment significatif en une seule case, formant une immense mosaïque à la fois éducative et ludique.

Le Petit Livre de l’écologie captivera néophytes et connaisseurs. Hervé Bourhis parvient à transformer l’histoire « écologique » en un récit visuel accessible.